Fréchette s’est «disqualifiée» dans le dossier de l’ingérence
La cheffe de la Coalition avenir Québec (CAQ), Christine Fréchette, s’est engagée dimanche à « faire la lumière » sur les agissements de sa propre équipe, qui aurait tardé à sonner l’alarme au sujet d’une possible ingérence dans la campagne, pour plutôt tenter de fuiter l’information à des médias.
En matinée, Radio-Canada a publié un article dans lequel il établit une chronologie sur cette histoire d’ingérence, qui anime la campagne électorale depuis vendredi. Les équipes caquistes auraient ainsi commencé à contacter des journalistes à ce sujet le 12 septembre. La première ministre, elle, n’en aurait été informée une semaine plus tard, le 19 septembre.
Puis, le 22 septembre, la directrice générale du parti se serait finalement tournée vers le Service canadien de renseignement et de sécurité (SCRS). Selon Radio-Canada, le SCRS aurait dit à la CAQ que les publications étaient déjà publiques. Le chroniqueur Jean-François Lisée en avait d’ailleurs fait état dans une chronique publiée en mars dans Le Devoir.
Vendredi, pourtant, Mme Fréchette s’est présentée devant les médias avec un ton grave, pour faire état d’« informations sérieuses sur des possibles risques d’ingérence étrangère dans l’élection québécoise » qui venaient, selon son propos « d’être divulguées ».
La cheffe de la CAQ est depuis accusée, par le Parti québécois notamment, de faire du « mauvais théâtre » avec cette histoire. Dimanche, elle a dû répondre aux nombreuses questions des journalistes sur cette affaire.
« Je vais faire la lumière là-dessus », a-t-elle répété. « Est-ce qu’ils [les membres de son équipe] m’informent de tous les contacts qu’ils font auprès des journalistes ? Absolument pas », a-t-elle ajouté.
Elle a refusé de jeter la pierre à son entourage ou de promettre le renvoi d’employés fautifs si nécessaire. « Je pense qu’ils auraient dû m’aviser », a-t-elle toutefois convenu. « On va faire la lumière là-dessus. »
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