PunchMuslims join Christians to celebrate Kaduna church’s anniversaryThe Jerusalem PostPete Hegseth faces bipartisan impeachment push after Republican losses in US midterm electionsRai NewsEgitto: scontro tra treni a Giza, almeno 7 morti e 112 feritiZDF heuteAktuelle Pressemitteilungen des ZDFThe GuardianManchester United v Aston Villa: Premier League – liveVanguardMilitary neutralises 60 terrorists, rescues 42 kidnap victimsCBS NewsICE unlikely to scale back crackdown, sources say, citing Stephen MillerGuardian SportSão Paulo Grand Prix: Formula One 2026 – liveNBC NewsNew billboards urge people to ‘boycott the boycott’ of Jewish-owned businessesESPN DeportesUn show aéreo permite a los Bengals vencer a los Falcons en MadridVilaWebLa maquinista de l’Iryo va intentar reportar insistentment que no podia arrencar sense rebre respostaComplete Sports2027 U-23 AFCONQ: Chelle Names Olympic Eagles Squad For DR Congo Clash
The Daily Newsstand · Free, Always
Sunday, November 8, 2026

Trains de banlieue | Des toilettes condamnées pour économiser sur l’entretien

Translate

Le transporteur exo s’est doté de 44 voitures de train neuves équipées de toilettes, mais a rapidement décidé de condamner une bonne partie d’entre elles pour économiser sur les frais d’entretien, a appris La Presse.

Publié à

Des passagers d’exo dénoncent ces « économies de bouts de chandelles », mais l’organisme plaide la nécessité de réduire ses dépenses dans un contexte budgétaire difficile.

Lors du passage de La Presse dans un train arrivant de Saint-Jérôme, la semaine dernière, une seule toilette était ouverte au public. Les autres affichaient des indications contradictoires : « Utiliser celle de la dernière voiture », informait une affiche sur une toilette verrouillée. La toilette de la dernière voiture, elle aussi verrouillée, suggérait d’« utiliser celle de la première voiture ».

Exo a effectivement décidé de verrouiller des toilettes dans son parc de 44 nouvelles voitures CRRC 2050, afin de rogner sur les coûts, a indiqué l’organisation.

« Des toilettes peuvent être retirées du service de façon planifiée afin de limiter les coûts d’entretien », a indiqué Rosalie Lavoie, conseillère aux relations médias d’exo. « Comme pour l’ensemble de ses actifs, exo cherche à assurer une gestion rigoureuse de ses ressources et à optimiser ses dépenses d’exploitation. »

L’organisation a pour objectif « d’offrir au moins une toilette fonctionnelle à bord de chacun de ses trains », comme prévu dans son « entente avec le fournisseur responsable de l’exploitation et de la maintenance du matériel roulant », a-t-elle ajouté.

PHILIPPE TEISCEIRA-LESSARD

Toilette inaccessible sur le train de banlieue de Saint-Jérôme–Montréal

Les CRRC 2050, construites en Chine, peuvent accueillir 147 passagers, soit plus près de 600 passagers pour un train composé de quatre voitures.

Elles ont été mises en service en 2024, après plusieurs années de retard. Exo vantait alors publiquement leurs « toilettes accessibles et munies d’une table à langer ». La commande a coûté un peu plus de 200 millions.

« Des économies de bouts de chandelles »

À bord, la semaine dernière, des utilisateurs fréquents du service ont exprimé leur surprise en comprenant soudainement pourquoi les toilettes de la ligne Montréal–Saint-Jérôme étaient si souvent inaccessibles.

« Je trouve que c’est une mauvaise idée, surtout si le train est plein. Tu veux en avoir deux disponibles », notamment en cas de bris, Mathieu Pagé, un professeur de cégep plongé dans la correction de copies d’examen. Il prend le train de banlieue deux ou trois fois par semaine et a déjà remarqué qu’il devait parfois « aller d’un bout à l’autre du train » pour trouver une toilette libre.

« C’est quand même un long trajet », a souligné Nathan Plouffe, un étudiant qui prend le train chaque jour.

PHOTO DOMINICK GRAVEL, ARCHIVES LA PRESSE

Des voitures construites en Chine commandées par exo en 2017, ici dans la gare de triage d’exo à Pointe-Saint-Charles

« On avait remarqué », disent Justin Duhamel et Mathis Morissette, qui font l’aller-retour entre Montréal et la couronne nord chaque jour.

C’est cheap, surtout au prix qu’on paye. Il devrait y avoir des toilettes, ils ne devraient pas fermer ça de même.

Justin Duhamel, un passager

Trajectoire Québec, un organisme qui défend les intérêts des utilisateurs du transport en commun, a déploré la situation.

« C’est absolument des économies de bouts de chandelles et c’est vraiment déplorable, parce qu’à nos yeux, ça fait partie des coupures de service », a déclaré le porte-parole Brian Nash. « Si la seule toilette ouverte brise, il n’y a plus de toilettes dans le train et ça va avoir des conséquences sur les passagers, en particulier les plus âgés et les petites familles. »

M. Nash a toutefois refusé de pointer le transporteur lui-même. Les responsables sont plutôt à chercher du côté de Québec, selon lui.

« On connaît la situation financière d’exo, qui est très, très précaire, en ce moment, en raison des investissements inadéquats en transports collectifs depuis plusieurs années », a-t-il plaidé. « Exo n’a pas de gras à couper. »

View the original on La Presse →

KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.