Le CSA a étudié la parité hommes-femmes : plus la radio parle, moins on entend les voix féminines

En tant que média de service public, s’adressant à l‘ensemble des citoyens et citoyennes francophones du pays, la RTBF se doit de mieux refléter la diversité de ses publics.
Le contrat de gestion qui lie l’entreprise à la Fédération Wallonie Bruxelles le formalise d’ailleurs. D’ici 2027, dans les contenus d’informations, la parole devra être équitablement partagée entre les hommes et les femmes.
Le baromètre du CSA agit comme une piqûre de rappel. Il s’ajoute à d’autres outils de monitoring internes et externes, grâce auxquels on constate que des progrès existent. Même si pour la radio, en particulier, il reste du chemin à parcourir.
À la RTBF comme ailleurs, la place accordée aux femmes à l’antenne ne peut pas se limiter à leur présence derrière un micro, elle se mesure aussi au temps de parole, aux sujets confiés, aux rôles occupés et à la reconnaissance de leur expertise.
Et si la diversité de genre est un chantier essentiel, elle ne peut faire oublier les autres dimensions de la diversité : l’origine, l’âge, le handicap, l’orientation sexuelle, les convictions philosophiques et religieuses par exemple.
Ce n’est pas seulement une question d’obligation légale, c’est un atout éditorial majeur. En multipliant les regards, les expériences et les expertises, on enrichit les sujets, on évite les angles morts, on nuance les débats et on parle plus justement à l’ensemble des publics.
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