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Friday, September 25, 2026

Législatives au Maroc: arrivé en tête, le PAM va être en charge de constituer une coalition

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Au Maroc, après les élections législatives et l’annonce des résultats provisoires, la prochaine étape cruciale se dessine déjà : la formation d’une majorité. Les consultations débuteront après la nomination du chef du gouvernement par le roi, mais déjà les partis commencent à se positionner. C’est le PAM, arrivé en tête du scrutin, qui sera chargé de constituer une coalition. Avec 97 sièges sur 395, il devra être soutenu par au moins deux des formations les plus plébiscitées par les électeurs : le RNI, l’Istiqlal et le PJD.

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Avec notre correspondant à Casablanca, Matthias Raynal

À la chambre des représentants, la majorité absolue est de 198 sièges. Il faudra donc nécessairement passer par des négociations. Le PAM ne se fixe aucune ligne rouge et pourrait discuter avec les islamistes du PJD.

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« Le PJD, c'est un parti qui a eu la charge de diriger ce pays deux mandats de suite. Nous avons des divergences de point de vue majeures avec eux, notamment sur notre vision sociétale et notre vision moderniste de la société marocaine », a expliqué Fatima Ezzahra El Mansouri, la coordinatrice de la direction collégiale du Parti authenticité et modernité.

Mais pas de quoi empêcher une alliance, selon le PAM, qui met en avant l’expérience du parti. Le PJD, lui, se place déjà dans l’opposition. « Il est hors de question pour nous de nous associer à ces gens. Je suis convaincu que le combat doit se poursuivre. Pour moi, ce n’est pas un parti ordinaire. C’est un parti dangereux », a affirmé le secrétaire général du PJD, Abdelilah Benkirane.

Une reconduction de la majorité sortante avec le RNI et l’Istiqlal, qui pèsent respectivement 66 et 65 sièges, n’est pas exclue dans ces conditions, même si le Rassemblement national des indépendants vient de subir un vote sanction.

On peut lire une partie de cette remontée comme une recomposition du vote d'opposition. Mais avec 54 sièges, le PJD revient au premier plan sans retrouver pour autant son hégémonie électorale de la décennie 2010.

01:06

Yassine El Yattioui, docteur en sciences politiques et secrétaire général du Centre marocain de Recherche sur la globalisation

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