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Wednesday, October 21, 2026

La colère des jeunes en France devrait «nous alerter», affirme Ghazal

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Les manifestations en France sont des signaux « d’alerte », prévient la co-porte-parole de Québec solidaire, Ruba Ghazal, qui réclame qu’on écoute davantage les jeunes et qu’on réinvestisse dans les services publics.

« Il y a une colère chez les jeunes puis ici, ça doit nous alerter », a déclaré Mme Ghazal en point de presse mardi au Parlement. « C’est important de les écouter. »

Les manifestations en France sont un « appel à s’assurer que notre école publique » ne « continue pas de tomber en ruines », « qu’on investisse, puis qu’il n’y ait pas des coupures d’austérité dans notre système d’éducation », a-t-elle ajouté.

Pour Québec solidaire, qui s’est donné pour priorité la défense du réseau public d’éducation, il y a des parallèles à faire entre la France et le Québec. « Je pense que tout ça a commencé par un plafond dans une école qui s’est effondré sur un enfant, quelque chose comme ça », a dit le co-porte-parole masculin du parti, Sol Zanetti, avant de rappeler qu’une école primaire de sa circonscription a dû fermer à quelques jours de la rentrée parce que des rénovations majeures de la structure étaient requises.

Réticente à commenter la violence

Réticente à commenter les violences survenues à Paris samedi, Mme Ghazal a d’abord insisté sur l’importance de « prévenir cela » en augmentant « l’égalité des chances » chez les jeunes.

Samedi, les grandes manifestations contre la vie chère en France se sont soldées par des affrontements violents entre policiers et manifestants. Des commerces ont été saccagés dans plusieurs villes et on a dénombré plus de 30 000 casseurs à Marseille seulement, selon la préfecture de police.

Mais après avoir été relancée là-dessus à plusieurs reprises par les journalistes, Mme Ghazal a fini par laisser tomber que cette violence n’était pas souhaitable. « Bien sûr qu’on ne veut pas que les gens, les choses brûlent partout, qu’il y ait de la violence, qu’il ait gens qui se blessent, puis des enfants dont l’œil est tout crevé », a-t-elle laissé tomber. « On ne veut pas que les gens subissent les violences. C’est une des raisons pour laquelle mes parents ont choisi le Québec, c’est parce qu’on est une société pacifiste. »

Nombreux keffiehs à l’assermentation

Les origines palestiniennes de Mme Ghazal ont d’ailleurs occupé une place particulière lors de la cérémonie d’assermentation des députés de Québec solidaire. Dans la salle, plusieurs proches et amis des élus portaient le keffieh — foulard emblématique de la cause palestinienne —, dont l’ancienne députée Manon Massé au premier rang. En la voyant, Mme Ghazal a saisi son foulard et l’a soulevé dans les airs en dansant un peu avant que la cérémonie ne débute.

Lorsqu’une journaliste a par la suite demandé à la députée quel sens donner à son geste, elle a rappelé qu’elle est « née au Liban dans une famille de réfugiés palestiniens » et que sa famille était venue au Québec quand elle avait 10 ans « parce qu’il y a la paix ». « Quand je vois les jeunes Palestiniens, que ce soit à Gaza ou ailleurs, qui souffrent, qu’il y en a qui meurent, je me dis que ça aurait pu être moi. »

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