ESPNCameron vs. Mayer: The numbers, analysis and predictionsDaily MaverickMADLANGA COMMISSION: ‘Cele shrugged off critical warning’ — Joe Ferrari talks taxi killings and a cartelESPN DeportesBarcelona dice que Atlético cruzó "línea roja" por Julián ÁlvarezThe Jerusalem PostRwandan genocide suspect jailed for life in Netherlands for 1994 war crimesInquirerNo final word yet if prosecution will present Lachica, Ridon saysRTP DesportoNoruguês Andres Leknessun vence sétima etapa e Pogacar reforça liderançaוואלההשיטפונות בנפאל ובסין: מניין ההרוגים מתקרב ל-600, פעולות החילוץ חודשוSportstarIndia penalised for rule violation against Belgium in Men’s Hockey World Cup 2026; Harmanpreet gets yellowBBC News BrasilOs mapas e gráficos que mostram a magnitude e o impacto da avalanche no Nepal e Tibete7sur7“Un scandale”, “vraiment choquant”: l’attitude des politiques durant les vagues de chaleur pointée du doigt20 MinutenLiebespaar am Bundesgericht: Mörderin Obenauf will RevisionOnetWniosek o areszt dla Radosława Piesiewicza. Komentarze z obozu rządzącego
The Daily Newsstand · Free, Always
Friday, August 28, 2026

Montréal | Des colonnes publicitaires à l’abandon enlaidissent les rues

Translate

Près de deux ans après leur désaffectation, des dizaines de colonnes publicitaires à l’abandon enlaidissent toujours les rues de certains quartiers centraux de la métropole, a pu constater La Presse. Tourisme Montréal et des commerçants jugent sévèrement leur impact visuel sur la ville.

Publié à

Tags, mécanique interne exposée, vitres éclatées : plusieurs des pires spécimens risquent d’être vus dans le monde entier, puisqu’ils se trouvent à proximité immédiate du trajet des Championnats du monde cycliste, prévus à la mi-septembre.

Ces colonnes appartiennent à la Ville de Montréal. Elles étaient louées et entretenues par Bell Média pour y placer des publicités jusqu’à l’automne 2024, lorsque l’administration Plante a décidé de ne pas renouveler le contrat. Les budgets nécessaires au retrait de ces structures n’avaient toutefois pas été prévus partout à Montréal.

« Nous sommes pleinement conscients que ces installations inactives constituent un irritant visuel dans le paysage urbain », a indiqué le service des communications de l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal, qui compte encore 48 colonnes désaffectées sur son territoire. « Nos équipes suivent la situation de près afin de minimiser leur impact sur la qualité de vie du voisinage jusqu’au démantèlement complet de ces mobiliers urbains. »

L’arrondissement a ajouté qu’« une demande de budget officielle a été déposée pour l’année 2027 ».

« Désolant »

PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE

Les colonnes étaient louées et entretenues par Bell Média pour y placer des publicités jusqu’à l’automne 2024, lorsque l’administration Plante a décidé de ne pas renouveler le contrat.

Le temps presse, de l’avis de Tourisme Montréal.

« Il est franchement désolant de voir, encore aujourd’hui, des colonnes publicitaires dans un état aussi dégradé », a fait valoir Aurélie de Blois, porte-parole de l’organisme. « Ce type de mobilier urbain contribue à l’image que Montréal projette, et ce n’est certainement pas l’image que nous souhaitons offrir aux visiteurs. »

Pendant leurs années d’utilisation par Bell Média, les colonnes présentaient de la publicité sur deux côtés, mais le contrat prévoyait qu’un troisième affichage était réservé à une carte géographique du quartier.

Cela dit, heureusement, on sait que le travail est largement amorcé. Une grande majorité des colonnes ont déjà été retirées. Montréal est une destination de calibre international et doit pouvoir compter sur des espaces publics propres, bien entretenus et accueillants.

Aurélie de Blois, porte-parole de Tourisme Montréal

Les commerçants qui tiennent boutique à proximité de ces colonnes jugent sévèrement leur apparence.

PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE

Une colonne publicitaire désaffectée sur l’avenue du Parc

« Vaut mieux que ça ne reste pas ici dans cet état. C’est laid », a fait valoir Sirin Emri, propriétaire du café Chez MaBelle, sur l’avenue du Parc, juste devant une colonne en très mauvais état, dont les branchements électriques (désactivés) sont accessibles. « S’il y avait un support à vélos à la place, ce serait bien mieux. »

« Le jour, ça fait un peu brouillon », évalue Anthony Cen, employé du restaurant Petit Poisson Dumpling, sur le boulevard Saint-Laurent. Les clients qui choisissent de manger sur la terrasse de l’établissement ont une vue imprenable sur une colonne publicitaire très amochée. « Bien sûr, c’est toujours mieux quand les choses sont entretenues. »

Les commerçants soulignent tout de même que les colonnes sont dorénavant utilisées pour de l’affichage sauvage d’évènements alternatifs. M. Cen a aussi fait valoir que, le soir venu, ce décor participe à l’atmosphère particulière de la Main fêtarde.

Trop complexe pour les cols bleus

PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE

Les commerçants soulignent tout de même que les colonnes sont dorénavant utilisées pour de l’affichage sauvage d’évènements alternatifs.

À la Ville de Montréal, on assure que les colonnes désaffectées ont été débranchées du réseau électrique. Un enfant qui s’aventurerait dans le mécanisme interne de la structure ne pourrait donc pas s’électrocuter.

« Nos équipes de la voirie effectuent une veille régulière sur le terrain, a fait valoir Le Plateau-Mont-Royal. Elles veillent à la propreté des structures avant leur retrait final et s’assurent du maintien de la salubrité sur les colonnes ainsi qu’autour de celles-ci. »

L’arrondissement a fait valoir que ses propres cols bleus ne pouvaient pas prendre en charge le retrait de ces colonnes, parce qu’il s’agit d’une tâche trop spécialisée. Même « l’entretien ou la réparation de ces mobiliers dépassent leur champ d’action régulier », a-t-on plaidé par courriel.

« Actuellement, les interventions de la voirie se limitent donc strictement à sécuriser les lieux en cas de bris signalé, par exemple en ramassant les éclats de verre ou en installant des périmètres de sécurité. »

Dans l’arrondissement de Ville-Marie (qui couvre le centre-ville), 21 colonnes sont toujours debout, alors que 188 ont été démantelées. « Les frais d’entretien sont intégrés à travers divers contrats sur le territoire, comme le nettoyage et le retrait des graffitis », a indiqué la relationniste Camille Bégin.

La décision de retirer les colonnes publicitaires (plus de 30 ans après leur apparition) prive la Ville de revenus de quelques millions par année. En 2023, l’arrondissement de Ville-Marie avait encaissé près de 1,8 million pour l’exploitation de ces colonnes, sans avoir à investir pour leur entretien.

La propriété des colonnes revenait automatiquement à la Ville de Montréal à la fin de l’entente.

En date de la fin du contrat, en octobre 2024, on comptait un total de 325 colonnes réparties dans 9 arrondissements.

View the original on La Presse

KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.