La revue de presse : 11 septembre 2001, 25 ans plus tard

Autre élément analysé ce vendredi par la Presse, l'effet du 11 septembre sur les libertés publics (aux États-Unis, et, par ricochet, dans nos démocraties).
Pour Le Monde, ce 11 septembre marque le début de la fin de l'État de droit. Un déclin continu, écrit le quotidien français, qui observe : "l'incapacité à juger l'architecte du 11 septembre dans des conditions décentes illustre combien ce pays a dérivé".
"Des frappes légitimes contre Al-Quaeda à la traque de Ben Laden, l'occupation de l'Afghanistan aura duré" rappelle De Morgen, pour ne prendre fin qu'en 2021. Aujourd'hui, observe l'éditorialiste flamand, les Talibans y sont de retour et les femmes opprimés comme jamais. Au titre de bilan encore, le Moyen Orient ne va pas mieux. Renverser Saddam Hussein aura finalement mené l'Irak dans la guerre civile et offert à l'Iran le champs libre pour renforcer le lien avec ces milices - Hezbollah, ou Hamas.
Mercredi soir, alors qu'il s'exprimait à 2 jours de cet anniversaire, cxonclut de Morgen, Donald Trump s'est contenté de plaisanter sur le détroit d'Ormuz. "Il devrait s'appeler Détroit Trump" feignant d'ignorer que le terrorisme se nourrit aussi de ce genre de provocation.
Pour en revenir aux libertés publiques de nos démocraties, l'analyse est là. Les Etats Unis "d'aujourd'hui" utilisent l'arsennal législatif de l'époque.
Elizabeth Beavers, professeure de droit, Widener University Delaware Law School ( L'Echo.)
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