9500 décès liés à un IMC élevé en Belgique : Sciensano réclame une meilleure prévention en matière d’obésité

Quand on parle d’IMC, on parle du rapport entre la taille et le poids d'une personne. Un indice qui permet de classifier le sous-poids ou le surpoids chez une personne et d'évaluer les risques pour la santé.
"Pour une personne autour de 1m60, on va dire qu’elle est en surpoids à partir de 64 kg à peu près. Et qu'elle souffre d’obésité à partir de 77 kg", donne pour exemple Kim Fernandez, épidémiologiste chez Sciensano, qui s’est penchée sur les chiffres de l’année 2022. "Pour 1,75 m, la limite du surpoids va être autour de 77 kg. Pour l’obésité, ça va être autour de 92 kg", ajoute-t-elle.
La proportion de personnes en surpoids a fortement progressé depuis 2001, même si la tendance à la hausse ralentit depuis 2018. Le surpoids concerne 49% de la population âgée de plus de trois ans, dont 18% se trouvent en situation d’obésité. Kim Fernandez souligne que les enfants ne sont pas épargnés : "Pour les enfants, on estime qu'un enfant sur cinq est en surpoids ou souffre d’obésité".
En 2022, cela s’est traduit par 157.178 années de vie de perdues et 9509 décès en Belgique. "Ce sont des morts qui peuvent arriver très tardivement, même après la disparition du surpoids", révèle Kim Fernandez "Ce n’est pas très intuitif, mais c’est effectivement des chiffres très interpellants et très alarmants".
L’impact sur la santé est indéniable, en matière de qualité de vie, de maladies chroniques et de mortalité prématurée, rappelle l'épidémiologiste.
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