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Wednesday, October 14, 2026

La CAQ aurait dû s’afficher dans le camp du Non, selon Benoit Charette

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La Coalition avenir Québec (CAQ) aurait dû s’afficher clairement dans le camp du « Non » pendant la campagne électorale, juge le ministre sortant Benoit Charette, qui somme sa formation politique de ne pas répéter cette stratégie, « vouée à l’échec ».

Au moment de leur arrivée au dernier conseil des ministres mercredi, plusieurs élus caquistes ont souligné l’importance de faire un « post mortem », un examen des raisons ayant mené la CAQ à être complètement rayée de la carte au scrutin du 5 octobre.

M. Charette, qui tire sa révérence après 18 ans en politique, a quant à lui déjà étudié les facteurs expliquant la débâcle.

« Le premier facteur, c’est l’usure du pouvoir. Après huit ans, c’est normal que les gens souhaitent voir des nouveaux visages, un nouveau gouvernement », a-t-il expliqué dans les couloirs de l’Assemblée nationale. Le deuxième facteur, « c’est la fameuse indécision, à savoir est-ce qu’on serait du camp du “Oui” ou du camp du “Non” ? », a-t-il ajouté.

Pour la suite, la CAQ devra « avoir un positionnement beaucoup plus clair », a-t-il plaidé. « Dans mon cas, j’aurais aimé qu’on puisse dire qu’on voterait “Non”. Il n’y a personne qui veut ce référendum-là », a déclaré M. Charette, lui-même un ex-péquiste converti au fédéralisme.

« La décision n’était pas difficile à prendre. Lorsque 70 % [des Québécois] disent ne pas vouloir un référendum et lorsqu’à peine 9 % disent que c’est une priorité, le risque n’était pas grand. C’est sans doute une des erreurs qui peut être commise pendant la campagne électorale », a-t-il analysé.

Il a précisé qu’il ne faisait « nullement un reproche » à sa cheffe, Christine Fréchette. « Elle suivait la ligne directrice du parti », a-t-il souligné. « Les discussions qu’on a pu avoir, en caucus ou en conseil des ministres, ne lui permettaient pas d’avoir une position claire sur cette question-là », a-t-il déploré.

Pour la suite, la CAQ devra donc se ranger dans un camp ou dans l’autre. « Aller en élection sans que cette question ne soit tranchée, c’est retourner dans les mêmes conditions. Pour moi, c’est voué à l’échec », a-t-il conclu.

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