Mort d’un cycliste de 18 ans | La Ville étudie le réaménagement de l’intersection Jeanne-Mance/Henri-Bourassa

L’intersection où un cycliste de 18 ans, Isaac Larivée, a été happé mortellement par un chauffard en fuite vendredi est sous la loupe de la Ville de Montréal, qui pourrait décider son réaménagement.
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Dans une publication Facebook lundi, la mairesse de l’arrondissement d’Ahuntsic-Cartierville, Maude Théroux-Séguin, a en effet annoncé « une analyse technique de l’intersection » de la rue Jeanne-Mance et du boulevard Henri-Bourassa menée par le Service de l’urbanisme et de la mobilité, dans le cadre du « protocole post-collision ».
Elle a en outre rappelé que deux autres enquêtes étaient en cours, soit celle du Bureau des enquêtes indépendantes sur la poursuite policière et celle du coroner. « Avant de prendre toute décision, nous attendrons la conclusion de ces trois rapports », conclut la mairesse.
Il n’a pas été possible, au moment d’écrire ces lignes, d’obtenir plus de précision du cabinet de la mairesse d’Ahuntsic-Cartierville ou du Service de l’urbanisme et de la mobilité.
INFOGRAPHIE LA PRESSE
Le jeune Isaac Larivée, 18 ans, se rendait à son cours au collège Ahuntsic lorsqu’il a été happé mortellement par un conducteur qui aurait été pourchassé par un véhicule policier, vendredi dernier. Ses amis s’entendent sur une chose : le jeune homme, qui habitait non loin du cégep, se déplaçait « toujours » à vélo. « Le vélo, c’était sa vie », a soutenu une amie du jeune cycliste, Cloé McNeil.
C’est depuis 2019 que la Ville de Montréal enquête systématiquement sur chaque accident mortel survenant sur son territoire. À l’époque, l’ex-administration de Valérie Plante avait mis sur pied une équipe d’une dizaine de personnes à la Ville pour assurer le suivi des mesures Vision zéro.
Au moins six mois
Trois principales sources de risques sont priorisées par les enquêteurs, soit la présence des poids lourds, les traversées des rues ainsi que la vitesse.
De toute évidence, on ne saura pas à court terme si des mesures correctives seront apportées. En règle générale, les rapports d’analyse sur des accidents mortels peuvent prendre de 6 mois à un an, voire davantage, et rien ne garantit que l’administration y donne suite.
Déjà, certaines voix se font entendre. Selon André Savoie, propriétaire de la boucherie Salaison St-André sur le boulevard Henri-Bourassa, il faut revoir les aménagements autour de l’intersection.
« Puisqu’il est strictement interdit aux automobilistes de traverser l’intersection du boulevard Henri-Bourassa et de la rue Jeanne-Mance, il devient urgent d’y installer des aménagements physiques, qu’il s’agisse de bollards robustes, de bacs de fleurs en ciment ou de toute autre structure », a-t-il écrit ces derniers jours sur les réseaux sociaux, en réaction à l’évènement.
Le commerçant, dont le fils connaissait personnellement la victime depuis le secondaire, dit constater au quotidien « de nombreuses infractions de la part d’automobilistes délinquants à cet endroit précis ». « Il faut absolument les empêcher physiquement de passer », avance M. Savoie.
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