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Wednesday, November 4, 2026

L’OMS alerte : un ado sur quatre n'atteint pas 60 minutes d'exercice physique sur une semaine

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C’est une étude mondiale, qui s’appuie sur 389 enquêtes menées dans 140 pays et territoires du monde. Au total, plus de 3,2 millions de jeunes de 11 à 17 ans ont été interrogés sur leur pratique d’une activité physique, ce qui couvre 60% des adolescents de la planète.

L’enquête porte sur le nombre de jours durant lesquels, lors de la semaine précédente, les jeunes ont eu une activité physique modérée à intense d’au moins 60 minutes cumulées.

Pour un quart des adolescents interrogés (24,9%), la réponse est "zéro". Près de 14% seulement rapportent sept jours "actifs" selon ce critère, et sur l’ensemble des sondés, la moyenne se situe à 2,4 jours d’activité physique telle que définie dans l’enquête.

Les filles sont derrière

Dans tous les pays, en 2025, les filles déclarent avoir été moins physiquement actives que les garçons durant la semaine écoulée : elles sont 28%, contre 22% de garçons.

L’Organisation mondiale de la santé s’inquiète de cette tendance et pointe les politiques et les programmes qui ne semblent pas capables de lever les barrières auxquelles les filles sont confrontées. Cette situation à l’adolescence risque de faire persister des inégalités à l’âge adulte.

L'OMS recommande d'augmenter la visibilité de la participation sportive des filles dans les médias pour de créer des rôles modèles et ainsi réduire l’écart entre les sexes.

En Belgique, même constat pour Sciensano

Qu’en est-il de la Belgique ? Nous n’avons pas eu accès aux données pays par pays. Mais en janvier 2025, Sciensano révélait dans son enquête  consacrée à l’activité physique de la population belge, que les enfants et adolescents ne bougeaient pas assez par rapport aux recommandations de l’OMS. Leur activité physique s’était même dégradée par rapport à il y a 10 ans. En effet, les ados de 10 à 17 ans bougent environ 10% de moins dans notre pays.

L’enquête belge pointe les écrans comme responsables de ce manque de mouvement : 81% des 10-17 ans passent plus que les 2 heures recommandées par jour sur les écrans.

Les inégalités sociales jouent également, comme le précise le site belge mangerbouger.be, "les enfants dont les parents ont un niveau d’instruction plus élevé bougent plus et passent moins de temps devant les écrans".

D’énormes disparités selon les pays

Le rapport met également en évidence des inégalités importantes selon les pays du monde. La proportion d’adolescents qui ne font état d’aucune activité physique varie de 4% dans certains pays à 40% dans d’autres. Les pays les plus touchés par cette inactivité physique se situent essentiellement sur le continent africain. C’est en Amérique du Nord que l’on retrouve le plus de jeunes déclarant avoir pratiqué 7 jours d’activité physique par semaine en 2025.

L’environnement social, culturel, environnemental et le contexte politique façonnent les pratiques.

Objectif non atteint

L’OMS souligne qu’aucun pays n’est en voie d’obtenir sa médaille, c’est-à-dire de rencontrer l’objectif d’une réduction relative de 15% de l’inactivité physique d’ici 2030. Il va falloir faire un sprint : si les Etats n’accélèrent pas leur action, ce sera le statu quo à la fin de la décennie.

Reste à comprendre pourquoi il n'y a guère de progrès. Les raisons sont complexes et multiples. Pour bouger, il faut des espaces sécurisés pour marcher, rouler à vélo, jouer dehors, bref, être actif et ces espaces manquent. Les technologies digitales ont aussi leur part de responsabilité, en accaparant les ados et en réduisant leurs occasions d’activité physique.

Le rapport évoque donc plusieurs pistes pour améliorer la situation : il s’agit de toucher les ados les moins actifs et de réduire les inégalités, y compris les disparités de genre, de transformer les systèmes qui façonnent l’activité physique des adolescents.

Continuer à récolter et analyser des données permettra de suivre l’évolution des pratiques.

L'étude de l'OMS est publiée dans la revue The Lancet Global Health. 

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