Deux mois de vacances parlementaires : faut-il réformer le calendrier des députés ?

Pour Isolde Vanden Eynde, faire rentrer les députés de la Chambre précipitamment à la suite de crise serait aussi inutile : "La commission sur l’incendie dans les Hautes Fagnes, au moment où les gens sont encore en train d’éteindre le feu, est-ce que c’est le moment pour déjà parler des solutions ? […] C’était un bon moment pour l’opposition pour contrôler le ministre de l’Intérieur, Bernard Quintin. Mais après tout cela, je ne sais pas, je n’ai pas encore entendu des vraies solutions".
Les déclarations de Frédéric De Gucht sous-entendraient aussi de la difficulté pour un parti d’opposition d’exister en dehors du débat parlementaire : "Ils veulent s’opposer au gouvernement, contrôler le gouvernement devant les caméras, mais quand le Parlement est fermé, les caméras ne sont pas là, l’opposition est beaucoup moins visible. Donc je comprends qu’il le demande, mais je pense que si Anders était au pouvoir, il ne dénoncerait pas la longueur des congés".
En dehors du travail au sein des parlements, les élus de l’opposition ont quant à eux peu de travail. Selon Alain Gerlache, le vrai pouvoir politique se situe surtout au niveau du Kern et des présidents de partis de la coalition. Derrière la question du calendrier parlementaire se jouerait alors le débat plus large de la place de l’opposition dans la vie politique belge lorsque le Parlement ferme ses portes.
► Écoutez ci-dessus l’intégralité de cette discussion dans le podcast de Matin Première.
KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.