En 2007, ils jettent 500 000 coquilles d'huîtres à la mer : ce que les plongeurs y trouvent près de 20 ans plus tard

[EN VIDÉO] L’océan recouvre 71 % de notre planète. Le préserver, c’est simplement préserver notre avenir.À @ Nausicaá , la mission est claire : relier science, sensibilisation et action pour mieux comprendre et protéger l’océan. Du plus grand bassin d’Europe aux projets du Blue Living Lab, en passant par des initiatives comme Mr.Goodfish ou les programmes éducatifs pour les jeunes, tout est pensé pour transformer la connaissance en engagement concret.Chaque année, c’est près de 900 000 visiteurs et 130 000 élèves qui deviennent acteurs du changement… et repartent avec un rôle essentiel : celui d’ambassadeur de l’océan.Parce que protéger la planète bleue, c’est l’affaire de tous.En 2026, @Nausicaá célèbre 35 ans d’engagement au service de l’océan, 35 ans à éveiller les consciences et à inspirer des générations d’ambassadeurs de la planète bleue.
Depuis 2007, des restaurants et sites de décorticage de Floride récupèrent les coquilles d'huîtres et de palourdes au lieu de les envoyer à la benne. Après plusieurs mois de séchage au soleil, elles sont immergées dans le golfe du Mexique. Au total, plus de 500 000 tonnes auraient ainsi été réintroduites entre 2007 et 2024.
L'objectif : offrir aux larves d'huîtres un support solide sur des fonds essentiellement sablonneux. Une fois sous l'eau, les coquilles sont progressivement colonisées par des micro-organismes formant un biofilm, sur lequel les jeunes huîtres peuvent venir se fixer. Elles produisent ensuite leur propre coquille et donnent progressivement du relief au récif.
Les débuts avaient pourtant suscité des doutes. Peu d'effets étaient visibles et les résidus organiques encore présents sur certaines valves favorisaient parfois les algues. Le séchage préalable permet désormais de limiter ce problème.
Le séchage préalable des coquilles permet de limiter les résidus organiques avant leur immersion et de favoriser leur colonisation par les micro-organismes. © Sandris Veveris, Adobe Stock.
Poissons et crustacés reviennent, mais à petite échelle
Au fil des années, ces récifs artificiels sont devenus des refuges pour des crabes, des crevettes et de nombreux poissons. Certaines populations absentes depuis plus de vingt-cinq ans seraient même revenues. Les huîtres participent également à la filtration de l'eau. Un adulte peut filtrer jusqu'à 190 litres en vingt-quatre heures, favorisant une eau plus claire et le retour des herbiers.
Le relief créé par les coquilles contribue aussi à atténuer l'énergie des vagues et à limiter l'érosion du littoral. La méthode a depuis été reprise dans plusieurs États côtiers, notamment en Louisiane et au Texas.
Le « superpouvoir » insoupçonné des huîtres contre le réchauffement climatique
Une découverte scientifique bouleverse notre vision des huîtres et leur impact climatique. Loin d'être des productrices nettes de gaz à effet de serre, ces mollusques révèlent un potentiel insoupçonné dans la lutte contre le réchauffement. Cette révélation pourrait transformer notre approche de l'ostréiculture française.... Lire la suite
Mais ses limites restent importantes. Le golfe aurait perdu environ 85 % de ses bancs d'huîtres historiques en deux siècles. Même restaurés, ces récifs ne représentent encore qu'une faible part des surfaces autrefois occupées par ces écosystèmes.
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