Parquet de Bruxelles : pas d’infraction pénale dans le chef du député ciblé par Julien Moinil

Invité par le journal Le Soir pour une conférence sur la sécurité dans la capitale, le procureur a raconté avoir été un jour contacté par un député bruxellois lui demandant de faire libérer un détenu. Le magistrat l’avait éconduit. Dimanche, la cheffe de groupe Ecolo, Zakia Khattabi, a réclamé des clarifications, arguant que de tels propos jetaient "le soupçon sur l’ensemble des députés du parlement régional". Lundi, les Engagés ont appelé à faire toute la clarté sur "les faits graves évoqués par Julien Moinil".
Cet appel n’a donc pas donné lieu à l’ouverture d’un dossier pénal".
Face à ces réactions, le parquet s’est fendu d’une communication. Il y souligne que les faits évoqués ne constituent pas, dans le chef du député, une infraction pénale puisque cette demande n’était assortie d’aucune promesse, offre ou avantage quelconque. À défaut d’infraction, "cet appel n’a donc pas donné lieu à l’ouverture d’un dossier pénal".
Par contre, le procureur a évoqué l’incident au sein de la commission de déontologie du Parlement, pour y souligner le problème que ce type de comportement pose. "La commission a rappelé récemment les règles applicables en matière de séparation des pouvoirs par la voie d’une recommandation générale […] publiée le 8 septembre 2026 et accessible à tous" sur le site de l’hémicycle bruxellois.
Enfin, le procureur du Roi déplore que cet incident occulte le cœur de son propos tenu ce jour-là : le manque de moyens alloués à la protection de la jeunesse.
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