Procès Ullens : les plaidoiries des parties civiles ont débuté

Plusieurs amis de Nicolas Ullens sont venus témoigner ce matin. Certains l’ont connu à l’école, d’autres à l’âge adulte ou dans la vie professionnelle. Tous ont insisté sur son caractère droit, son honnêteté, son horreur de l’injustice.
A l’issue de ces témoignages, la partie civile a souhaité que soit montré un extrait d’un long reportage de TF1 présentant les nombreuses actions du couple Ullens-Lechien, tant dans le mécénat que l’humanitaire. Des projets dans lesquels ils ont investi des sommes énormes. On y entend notamment Guy Ullens, le père de l’accusé, déclarer que c’est une pratique courante dans les grandes fortunes américaines, moins en Europe : "ça fait hurler mes successeurs, mais j’ai été 40 ans au service de ma famille".
Avant de laisser la place aux plaidoiries, le président du tribunal a laissé la parole à Nicolas Ullens. Il a réitéré ses regrets, s’est dit conscient d’avoir mis un terme à une vie humaine. "Une conscience qui me travaillera jusqu’à la fin de mes jours". Il a ensuite présenté ses excuses à la famille de Myriam Lechien, à sa propre famille, et à la société belge "que j’ai voulu défendre et que j’ai heurté aussi".
La matinée s’est poursuivie avec le début des plaidoiries des parties civiles. Maitre Laurent Kennes, qui représente les enfants de Myriam Lechien, a commencé la sienne en insistant sur le fait qu’il ne s’agissait pas d’un simple coup de sang.
Pour lui, le mobile n’est pas le "sentiment d’injustice" ressenti par l’accusé, mais bien la jalousie. Il est aussi revenu sur la manière dont l’image de victime, présentée comme une "belle-mère diabolique" avait été trainée dans la boue au cours de ce procès.
Sur la question de la préméditation, pour lui les choses sont claires : c’était un acte réfléchi et planifié, d’un homme capable de raison et qui a eu le temps de la réflexion entre sa décision de tuer et son passage à l’acte. Les plaidoiries des avocats des parties civiles se poursuivent cet après-midi.
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