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Thursday, October 22, 2026

The Terminal List : on a vu la saison 2, c’est la meilleure série pour remplacer Reacher

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Quatre ans après un premier chapitre à l’impact retentissant qui avait divisé la critique mais captivé un public massif, l’ex-Navy SEAL James Reece reprend les armes. Que penser de cette saison 2 de The Terminal List sur Prime Video ?

Adaptée du deuxième roman culte de Jack Carr (True Believer), cette deuxième saison de The Terminal List pulvérise les limites du drame de vengeance personnel pour déployer un opéra d’espionnage géopolitique mondial. Plus ambitieuse, plus brutale, et portée par une mise en scène plus approfondie, cette nouvelle salve de 8 épisodes surclasse clairement la première saison.

Les huit épisodes sont disponibles d’un coup sur Prime Video depuis ce mercredi 21 octobre 2026, plus de quatre ans après la première saison, mise en ligne le 1er juillet 2022.

Pour aller plus loin

Tyler Rake // Source : Netflix

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Une résurrection portée par la quête de rédemption pour The Terminal List Saison 2

Là où la première saison de The Terminal List fonctionnait sur une mécanique d’éradication méthodique à l’intérieur des frontières américaines, la saison 2 propulse le récit dans une tout autre dimension. Après avoir abattu le dernier nom de sa liste, son propre ami Ben Edwards (Taylor Kitsch), et navigué des mois durant dans l’océan Indien à bord d’un voilier, James Reece pensait attendre la mort sous l’effet de sa tumeur cérébrale. C’était compter sans les cyniques rouages de Washington.

Traqué comme un fugitif international mais recherché pour ses compétences hors norme, Reece est localisé par la CIA. La proposition du gouvernement est aussi empoisonnée que cash : une grâce présidentielle totale et un traitement médical de pointe contre sa participation à la neutralisation d’une cellule terroriste d’Al-Qaïda dotée de technologies de pointe. La bascule est brillante : la vengeance avait une ligne d’arrivée nette, mais la rédemption exige d’affronter des démons bien plus complexes.

Un héros en bien mauvaise posture // Source : Prime Video
Un héros en bien mauvaise posture. // Source : Prime Video

Une conspiration mondiale de l’Afrique du Nord à l’Europe

S’étendant de l’Afrique du Nord au Moyen-Orient en passant par les coulisses politiques européennes et la Russie, le scénario tricoté par David DiGilio et Jack Carr élargit considérablement son terrain de jeu. L’intrigue gagne en épaisseur lorsque Reece découvre que la cible prioritaire n’est autre que Mo Farooq (Dar Salim), ancien contractuel de la CIA et allié chevronné qui a mystérieusement basculé dans le camp adverse.

Parallèlement, la journaliste Katie Buranek (Constance Wu) continue de mener son enquête d’investigation, croisant la route de l’oligarque ukrainien Vasili Adrenov et se retrouvant piégée dans une guerre d’ombres qui implique des mercenaires russes et des fuites au sein même de Langley. Le rythme est un modèle du genre : chaque épisode fait grimper la pression d’un cran, orchestrant une montée en tension fluide et implacable.

Tom Hopper et l’héritage de Dark Wolf 

L’une des grandes réussites de cette saison réside dans son imbrication parfaite avec le préquel The Terminal List: Dark Wolf. La série ne perd pas de temps en rappels fastidieux, mais exploite à 100 % les traumatismes et les dynamiques établis dans le spin-off.

C’est particulièrement visible à travers le personnage de Raife Hastings, campé par un Tom Hopper électrisant. Volant la vedette dans chacune de ses scènes, Hopper insuffle un mélange d’autorité tactique et de charisme brut. Le duo qu’il forme avec James Reece fonctionne instantanément, létal et complémentaire. L’apport de figures aguerries comme Gabriel Luna (Freddy Strain) ou Luke Hemsworth (Jules Landry) enrichit la distribution et crédibilise chaque opération sur le terrain.

Une violence organique et chirurgicale

Fidèle à la charte visuelle initiée par Jack Carr et garantie par la présence d’anciens Navy SEALs et Army Rangers à la production (Jared Shaw, Max Adams), la série refuse la surenchère stylisée des films d’action hollywoodiens traditionnels. Ici, pas de cabrioles à la John Wick : la violence est lourde, réaliste et viscérale.

Chaque fusillade respecte la précision des protocoles militaires d’assaut. Les impacts de balles ont un poids, le matériel est manipulé avec une exactitude chirurgicale, et certaines séquences d’affrontement au corps-à-corps atteignent un niveau de brutalité psychologique et physique particulièrement intense. La série assume sans détour sa classification TV-MA, livrant des scènes parfois dérangeantes mais toujours justifiées par la gravité des enjeux.

Le verdict

On a aimé

  • Une ambition géopolitique supérieure
  • Une violence crue et réaliste
  • Un univers étendu réussi

On a moins aimé

  • Un final légèrement précipité
  • Prise de risque minimale pour Reece

En dépit de quelques raccourcis scénaristiques sur les deux derniers épisodes, où la convergence des sous-intrigues s’accélère soudainement pour boucler le final, cette saison 2 coche toutes les cases de la grande réussite télévisuelle. Pratt livre une belle prestation, incarnant à la perfection la fatigue et la détermination d’un soldat qui n’a plus rien à perdre.

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