Record d’assistance à l’Omnium Banque Nationale de Montréal
L’Omnium Banque Nationale a enregistré une assistance record pour une deuxième année consécutive, a fait savoir jeudi la directrice du tournoi, Valérie Tétreault. Les amateurs ont été au rendez-vous malgré l’absence de plusieurs vedettes et une météo capricieuse.
Ce sont plus de 309 000 personnes qui se sont présentées sur le site de l’Omnium en 2026. C’est 22 000 spectateurs de plus que le précédent record de 287 000, établi en 2025, à la première année de la formule étendue ayant fait passer la durée du tournoi de 7 à 12 jours.
Le nombre moyen de spectateurs qui visitent le site quotidiennement est passé de 22 600 en 2024 à 24 000 en 2026, signe que le tournoi gagne en popularité, a noté Mme Tétreault lors de son bilan de fin de tournoi, quelques heures avant la grande finale. Davantage de séances ont également été jouées à guichets fermés cette année.
« Ç’a été une autre édition couronnée de succès, malgré […] certains défis, autant au niveau de la météo que de certaines des grandes têtes de série qui ont été éliminées tôt dans le tournoi », indique la directrice.
La foule montréalaise « ne passe vraiment pas inaperçue » dans le circuit, a ajouté Valérie Tétreault. « C’est franchement devenu la signature du tournoi de Montréal, le fait que le stade soit rempli. » Les joueurs en prennent acte et se plaisent en ville, certains allant même jusqu’à prolonger leur séjour après le tournoi avant de se rendre à Cincinnati pour le prochain Masters 1000, a-t-elle ajouté.
L’absence de vedettes
Ce record d’assistance n’était toutefois pas acquis avant même le début du tournoi, car les tuiles ne cessaient de s’abattre sur les organisateurs. On pense entre autres aux désistements de la première raquette mondiale, Jannik Sinner, de la troisième, Carlos Alcaraz (blessé), et de la cinquième, le toujours menaçant Novak Djokovic.
Le favori local et 4e au monde, Félix Auger-Aliassime, a dû déclarer forfait quelques heures avant son entrée en scène, prévue au 2e tour. « C’est le pire des scénarios », avait avoué Valérie Tétreault après l’annonce du retrait de la vedette en raison d’une blessure au dos. Les Canadiens Denis Shapovalov et Gabriel Diallo ont eux aussi être contraints à l’abandon en raison de blessures.
Les têtes de série encore sur pied sont tombées comme des mouches en début de tournoi. Alexander Zverev, Daniil Medvedev, Taylor Fritz et Andrey Rublev ont tous perdu au 2e tour, tandis que Casper Ruud et Alex de Minaur ont plié bagage au tour suivant. Il ne restait plus aucun joueur classé dans le top 5 mondial au 3e tour, une première pour un tournoi de catégorie Masters 1000 depuis 1991.
Ben Shelton, 10e au monde, est devenu rapidement le mieux classé du tableau. Il a su saisir l’occasion qui s’offrait à lui en se frayant un chemin jusqu’en finale. Il avait rendez-vous jeudi avec le 31e joueur au classement, Brandon Nakashima, dans une finale tout américaine, une première en Masters 1000 depuis 2003.
L’absence des uns et le départ prématuré des autres auront permis aux amateurs de découvrir de nouveaux visages, selon Valérie Tétreault. Rafael Jódar, João Fonseca et Learner Tien ont tous vécu de beaux parcours et ont le potentiel de s’établir un jour dans le top 10, dit-elle. Le public « a peut-être maintenant de nouveaux joueurs favoris qu’il va continuer de suivre ».
L’épineuse question du stade
À la fin juin, Tennis Canada a annoncé son intention de moderniser ses infrastructures, avec notamment la construction d’un nouveau stade de 15 000 places doté d’un toit rétractable. Depuis, les intentions de l’organisme sans but lucratif ne cessent de faire réagir. Plusieurs citoyens dénoncent le projet, qui occuperait davantage d’espace dans le parc Jarry.
L’Association des professionnels de tennis (ATP) voit les choses d’un autre œil, mais n’a pas donné d’ultimatum à Tennis Canada pour se doter d’un nouveau stade, a assuré Valérie Tétreault, qui a rencontré des représentants de l’ATP, jeudi.
En ce qui concerne le stade, la directrice du tournoi juge « légitime qu’il y ait un débat », mais précise que « le statu quo n’est pas une option ». « Je pense qu’on peut continuer d’avoir une belle cohabitation [dans le parc Jarry] », soutient-elle.
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