Un étudiant en droit plaide coupable | Il tue une piétonne en roulant à 146 km/h sur le boulevard René-Lévesque

Un ex-aspirant avocat qui a tué une piétonne en la percutant à plus de 140 km/h au centre-ville de Montréal risque maintenant la prison. Au moment de rouler à tombeau ouvert, le jeune homme sortait d’un bar et était en état d’ébriété.
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Aris Chikh a plaidé coupable lundi matin au palais de justice de Montréal à des accusations de conduite dangereuse causant la mort et de conduite avec les facultés affaiblies causant la mort. Le Montréalais de 26 ans est un bachelier en droit, mais n’est pas membre du Barreau. Il a toutefois changé de carrière, a précisé son avocate lundi.
Le 31 mars 2025, Ani Mardiros, 46 ans, vient de finir de travailler dans un café du centre-ville. Il est 2 h 15 dans la nuit. Elle marche avec trois collègues. Le groupe décide de traverser le boulevard René-Lévesque, à l’intersection de la rue Crescent, même si leur feu de circulation est au rouge.
Au volant d’une Mini Cooper 2008, Aris Chikh zigzague entre les véhicules sur le boulevard René-Lévesque. Il roule à plus de 140 km/h, alors que la limite de vitesse est de 50 km/h. Sans même ralentir, il percute de plein fouet Arni Mardiros, qui traverse alors l’intersection.
L’étudiant en droit poursuit sa route en roulant à plus de 120 km/h. Il revient toutefois sur les lieux quelques minutes plus tard. Ses yeux sont vitreux et il sent l’alcool. Deux heures plus tard, son taux était de 110 mg d’alcool par 80 ml de sang (soit 0,11, donc légèrement plus élevé que la limite légale de 0,08).
Selon plusieurs témoins, Aris Chikh roulait dangereusement dans les secondes précédant la collision.
Ce soir-là, Aris Chikh était allé dans un bar du centre-ville avec un ami. Selon la trame factuelle, un appel téléphonique entre le délinquant et un autre ami s’est brusquement interrompu pendant la nuit. Il n’est pas clair, toutefois, s’il était au téléphone au moment de la collision.
Le juge a ordonné la confection d’un rapport présentenciel afin d’en savoir plus sur le délinquant en vue de la peine.
Me Emmanuelle Chabot représente le ministère public, alors que Me Emmanuelle Rheault défend le délinquant.
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