Présidentielle en France: Jean-Luc Mélenchon présente son programme lors d'un grand meeting au Bourget

Au lendemain de la publication de son programme sous la forme d'une nouvelle version de « L'Avenir en commun », le candidat insoumis à l'Élysée a rassemblée plusieurs milliers de personnes au parc des expositions du Bourget, près de Paris, samedi 7 novembre. Un rendez-vous au cours duquel celui-ci s'est largement adressé à la jeunesse et a évacué les appels à se montrer « moins clivant ».
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À six mois de l'élection présidentielle française, Jean-Luc Mélenchon a tenu un grand meeting au parc des expositions du Bourget, près de Paris, samedi 7 novembre. Objectif : présenter son programme paru la veille - une nouvelle version de « L'Avenir en commun » forte de 1 069 propositions parmi lesquelles certaines résonnent avec l'actualité immédiate comme celles qui concernent la jeunesse ou l’éducation.
Destiné aussi à lancer officiellement la campagne du tribun insoumis, l'événement a fait salle comble : sympathisants et militants de La France insoumise (LFI) étaient plus de 20 000 selon les organisateurs, avec parmi eux de nombreux jeunes.
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Après avoir fait observer une minute de silence en hommage à Pengo Bossio Wangi tué lors des attentats racistes de Trappes et La Verrière dont les obsèques se sont déroulées ce samedi, le candidat à l'Élysée s'est d'ailleurs adressé à eux dès l'ouverture de son discours : « Le monde dont vous allez avoir la responsabilité ne ressemble à rien de ce qu'aucune génération avant vous a connu », a-t-il attaqué.
Alors que lycéens et étudiants sont mobilisés depuis plus d'un mois pour revendiquer de meilleures conditions pour étudier, Jean-Luc Mélenchon n'a par ailleurs pas manqué de leur réitérer son soutien : « Nous sommes tous ici à leurs côtés », a-t-il lancé, avant d'égrener une série de mesures figurant parmi les revendications lycéennes qu'il prendrait en cas d'élection comme « la suppression de Parcoursup » ou « les 10 milliards pour la rénovation ».
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Un soutien à la jeunesse dans lequel le leader insoumis voit aussi une stratégie : alors que, selon un récent sondage, 49% des 18-24 ans se disent prêts à voter pour lui en 2027, celui-ci les considèrent en effet comme une génération capable de convaincre en famille. « Heureusement qu'ils sont tous là : ils parlent, ils pourrissent les repas du dimanche, ils vont voir papa, maman, les grands-parents... pas un ne va pas y échapper ! », s'est-il amusé.
Promettant plus globalement de ne pas dévier de sa ligne résolument radicale, Jean-Luc Mélenchon n'a pas hésité non plus à évacué les pronostics qui le donnent perdant en cas de second tour face à Marine Le Pen et les appels à se montrer « moins clivant », à mettre de l'« eau dans son vin » : « Ce serait une attitude politicienne qui ne convaincrait personne, mais qui dégoûterait tout le monde », a-t-il justifié avant de poursuivre : « Je n'ai qu'une chose raisonnable à vous proposer, il faut tout changer ».
D'autres commentateurs me recommandent de mettre de l'eau dans mon vin pour séduire et être moins clivant. Je ne le ferai pas.
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Jean-Luc Mélenchon, candidat La France insoumise à l'élection présidentielle
Sans surprise, celui-ci n'a pas manqué enfin de s'en prendre aux 10 années de gestion du pays par Emmanuel Macron. « Moment étrange », « agonie macroniste », « sombre fin de règne » : il n'a pas lésiné sur les adjectifs pour décrire la fin du mandat du chef de l'État marqué par une nouvelle crise sociale, décochant aussi au passage quelques flèches au Rassemblement national : « Ils n'ont aucune idée à part le racisme », a-t-il dénoncé.
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