Les premiers ministres provinciaux se font discrets sur le référendum en Alberta

Les homologues de la première ministre de l'Alberta, Danielle Smith, se font discrets quant à leur position sur les grandes réformes constitutionnelles qu'elle soumettra à un référendum le mois prochain.
Mme Smith a fait des propositions qui incluent, entre autres, de supprimer le Sénat et d'accorder aux provinces le pouvoir de nommer des juges à la Cour d'appel et à la Cour supérieure.
Elle demande également aux Albertains s'ils souhaitent modifier la Constitution afin de permettre aux provinces de se retirer des programmes fédéraux sans perdre leur financement et de donner la primauté aux lois provinciales sur celles d'Ottawa en cas de conflit de compétences.
La mise en œuvre de la majorité des propositions nécessiterait qu'elle obtienne le soutien d'au moins six autres provinces ainsi que celui du Parlement.
La Presse Canadienne a contacté les premiers ministres provinciaux du pays afin d’évaluer le soutien dont bénéficient les idées de Mme Smith, mais la plupart, dont le premier ministre de la Saskatchewan, n’ont pas répondu ou ont refusé de commenter.
Ceux qui ont répondu affirment que le référendum de l’Alberta sera décidé par les Albertains et qu’ils attendent d’en connaître les résultats.
C'est une question que les Albertains doivent examiner dans le cadre de leur processus référendaire
, a répondu un porte-parole du premier ministre des Territoires du Nord-Ouest, R.J. Simpson.
Un professeur de l’Université de l’Alberta, Gerard Kennedy, estime qu’il existe probablement déjà un certain soutien en faveur de la possibilité pour les provinces de se retirer des programmes fédéraux et de choisir leurs propres juges.
Mais ce professeur de droit constitutionnel doute que le Parlement se montre aussi conciliant, car cela reviendrait à céder une partie de ses pouvoirs sans rien obtenir en échange.
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