"Non, nous n'aimons pas Will Smith" : il y a 30 ans, il a failli ne pas jouer dans ce classique de la science-fiction aux 5,6 millions d'entrées en France

Focus sur le spectaculaire long métrage "Independence Day", classique de la SF sorti il y a déjà trois décennies et qui voyait Will Smith confirmer son statut de vedette internationale.

Par Clément Cuyer
Une immense soucoupe volante envahit le ciel terrestre, libérant un nombre infini de plus petites soucoupes qui prennent position au-dessus des plus grandes villes du monde. Un informaticien new-yorkais décrypte les signaux émanant des étranges voyageurs. Verdict ? Ils ne sont pas du tout amicaux et ces extraterrestres se préparent à attaquer la Terre.
"Non, nous n'aimons pas Will Smith"
Ce pitch, vous l'avez peut-être reconnu, c'est celui d'un grand classique de la science-fiction qui fête (déjà !) son trentième anniversaire : le spectaculaire Independence Day de Roland Emmerich. Riche en effets spéciaux de grande qualité, ce blockbuster de haute volée est emmené par Will Smith, qui confirmait pour l'occasion son statut de vedette internationale peu de temps après s'être illustré dans Bad Boys.
Pourtant, à l'origine, le studio 20th Century Fox, peu convaincu par le succès de Bad Boys, ne voulait pas de Will Smith (qui adore un grand classique du cinéma américain). "Ethan Hawke figurait aussi sur notre liste, mais je pensais à l’époque qu’il était trop jeune. Il était assez évident que ça devait être Will Smith et Jeff Goldblum", déclarait Roland Emmerich en 2021 au micro de The Hollywood Reporter. "C'était le duo auquel nous pensions. Le studio a dit : Non, nous n'aimons pas Will Smith. Il n'a pas fait ses preuves. Il ne marche pas sur les marchés internationaux.""
"Nous avons vraiment dû batailler, et finalement, ça m'a plu"
De son côté, le co-scénariste Dean Devlin dévoilait un autre argument soutenu par le studio, bien plus scandaleux. "Il nous ont dit "Si vous prenez un acteur noir pour ce rôle, vous allez tuer les revenus à l'étranger", racontait-il. "Notre argument, c'était : le film parle d'extraterrestres. Il aura du succès à l'étranger. C'était une grosse guerre, et Roland leur a vraiment tenu tête pour Will Smith. Au final, nous avons remporté la guerre."
"Nous avons vraiment dû batailler, et finalement ça m’a plu, parce que quand vous êtes aussi sûr de votre choix d’acteur, il est nécessaire de se battre", précise Roland Emmerich au micro d'AlloCiné. "Je me suis d'ailleurs battu à plusieurs reprises dans ma carrière pour imposer mes choix. La plupart du temps, les studios ne sont pas du même avis que vous, ils ont toujours des idées différentes. Mais ça montre également qu’en tant que réalisateur il faut avoir des tripes et s’imposer."
5,6 millions de spectateurs dans les salles hexagonales
Pour Roland Emmerich, Independence Day "se situe plus dans la lignée des films catastrophes et des films de guerre des années 50 que dans celle des films de science-fiction de cette même période. Les scénarios des films des années 50 étaient imprégnés par la naissance de l’ère atomique, il y avait de nombreuses créatures maléfiques qui apparaissaient suite à des manipulations nucléaires." Et le cinéaste allemand de déclarer s'être inspiré de films comme La Tour infernale, L’Aventure du Poséidon et Le Jour le plus long.
Film à grand spectacle de haute qualité, Independence Day a été un très gros succès au box-office, rapportant 817 millions de dollars de recettes dans le monde et attirant plus de 5,6 millions de spectateurs en France. Envie de (re)découvrir cet excellent divertissement hollywoodien qui n'a pas pris une ride en trente ans ? Alors rendez-vous sur la plateforme Disney+, qui possède le film dans son catalogue !
KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.