RTP DesportoNuno Tavares abre triunfo da Lazio com golaço frente ao MonzaESPN DeportesJags, sin puntos en última jugada de la primera parte y Philly mantiene la ventajaESPN😈 Oklahoma's troll of Texas leads top jabs of CFB Week 6PunchUkrainians will decide their next leader, Zelensky tells TrumpThe Jerusalem PostShin Bet to establish Islamic studies program to address Oct. 7 intelligence failuresInquirerCaloocan LGU offers free mental health services to constituentsBollywood HungamaArjun Rampal begins his new journey with Billionaire on the auspicious occasion of NavratriZDF heuteAktuelle Pressemitteilungen des ZDFCBS NewsDemocrat Chris Pappas says "we're taking nothing for granted" in N.H. raceScreen RantBox Office: Blumhouse Triumphs Over 2nd Straight Oscarbait DisappointmentVilaWebZelenski desmenteix la treva de Trump: “Si ha negociat amb Putin, que ens digui quan comença”VanguardINEC displays final list of 15 Abia gov candidates
The Daily Newsstand · Free, Always
Sunday, October 11, 2026

L’Inde libère les chefs du mouvement des « cafards »

Translate

Les chefs du mouvement indien des « cafards » ont été remis en liberté dimanche après 24 heures de détention. Ils ont aussitôt promis de continuer leur mobilisation pour obtenir la démission du président de la commission électorale, en défiant le premier ministre, Narendra Modi.

La détention des trois dirigeants, arrêtés samedi à leur descente d'avion à New Delhi en amont de la manifestation qu'ils avaient organisée, a été levée par un magistrat, a annoncé leur avocate, Ratna Singh.

La décision a été prise à la condition qu'ils ne troublent pas l'ordre public pendant un an, a précisé Mme Singh.

Mais participer à une manifestation pacifique est un droit constitutionnel et ne perturbe pas l'ordre public, a aussitôt nuancé leur Parti du peuple des cafards (CJP), créé en mai en réaction à des propos du président de la Cour suprême, Surya Kant qualifiant les jeunes chômeurs de parasites et de cafards.

L'un des trois jeunes fraîchement libérés, Saurav Das, a lancé devant la presse un nouvel appel à manifester. Nous ne cèderons pas [...] nous exhortons les gens à descendre dans les rues et à protester pacifiquement, a-t-il déclaré.

Un manifestant attrapé par deux policiers.

Les manifestations se sont poursuivies dimanche.

Photo : Getty Images / Ritesh Shukla

Sur les réseaux sociaux, le fondateur du mouvement, Abhijeet Dipke, s'en est pris violemment au chef du gouvernement ultranationaliste hindou, accusé de dérive autoritaire depuis son arrivée à la tête du pays en 2014.

Modi fait honte à l'Inde, a-t-il écrit sur X, le pays n'a jamais connu pire couard et pire brute.

Selon la presse indienne, la police a procédé samedi à des milliers d'arrestations pour empêcher la tenue de la manifestation prévue samedi.

Une vague d'arrestations

Des journalistes de l'AFP ont assisté tout au long de la journée à de nombreuses interpellations de manifestants qui tentaient de rallier le centre de Delhi, forcés de monter dans des bus affrétés par les forces de l'ordre.

La police, qui n'a pas publié de décompte des arrestations, doit tenir une conférence de presse dimanche après-midi.

L'Organisation des Nations unies a réclamé samedi la libération immédiate et inconditionnelle de toutes les personnes détenues arbitrairement à New Delhi.

Une personne trainée sur le sol par deux policiers.

La police indienne a procédé à de nombreuses arrestations musclées.

Photo : Getty Images / Ritesh Shukla

Depuis plusieurs semaines, l'opposition et les cafards, un mouvement de jeunes né en ligne au printemps dernier, mènent la fronde contre une révision des listes électorales qui a permis la radiation de 130 millions d'inscrits, selon le décompte des médias.

Entamé l'an dernier, ce nettoyage visait à en retirer les doublons, défunts et fraudeurs.

Mais ses détracteurs l'accusent d'écarter en priorité les minorités, notamment les musulmans, et les populations les plus vulnérables au profit du Bharatiya Janata Party (BJP) de M. Modi.

La commission électorale et son président, Gyanesh Kumar, ont démenti toute irrégularité dans la procédure.

La vague d'arrestations opérée par les autorités indiennes samedi a suscité de vives critiques en Inde, où l'opposition a largement dénoncé la dictature de M. Modi.

Saisie en urgence, la Cour suprême a rappelé dimanche le gouvernement au strict respect de la loi. La liberté de mouvement doit être garantie, l'internet ne doit pas être perturbé et la détention n'est permise qu'en respect de la procédure, a-t-elle écrit.

En masse dans les rues

La plus haute juridiction indienne a montré aujourd'hui que l'ordre public n'était pas dicté par un policier, mais régi par la constitution de l'Inde, s'est réjoui devant la presse l'avocat Sanjay Hegde, spécialiste de la défense des droits de la personne.

À la pointe de la fronde au côté des cafards depuis des semaines, le chef de l'opposition Rahul Gandhi a lui aussi promis de poursuivre la mobilisation.

Lundi 12 octobre, le Congrès, toute la coalition India et les jeunes du pays descendront à nouveau en masse dans les rues.

Plus Mogambo [un personnage de dictateur excentrique du cinéma indien, NDLR] Modi et son gouvernement réprimeront, plus la colère de la génération Z et des étudiants grandira, a poursuivi M. Gandhi sur les réseaux sociaux.

Le centre de la New Delhi est resté dimanche quadrillé par d'importants effectifs de police, notamment autour du site emblématique de Jantar Mantar.

C'est en occupant ce site emblématique de la contestation dans la capitale que les cafards avaient obtenu en juillet la démission du ministre de l'Éducation, jugé responsable des fraudes récurrentes aux examens universitaires.

Cette crise a été largement considérée comme une défaite pour Narendra Modi, contraint de céder pour la première fois à la rue depuis son arrivée au pouvoir en 2014.

View the original on Radio-Canada →

KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.