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Thursday, October 22, 2026

«À bas le narco-État»: en Albanie, les manifestations ne cèdent pas et réclament le départ du Premier ministre Edi Rama

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En Albanie, la contestation contre le Premier ministre Edi Rama ne faiblit pas. Depuis fin mai, les manifestants réclament son départ, sur fond de scandales de corruption, et les affrontements avec la police se sont multipliés ces derniers jours à Tirana. Au cœur de la colère, il y a un pouvoir qu’ils accusent de collusion avec la criminalité organisée.

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Avec notre correspondant à Tirana, Louis Seiller

« À bas le narco-État ». Ce slogan revient depuis des mois dans les manifestations à Tirana. Il vise directement Edi Rama, accusé de liens avec les réseaux mafieux. Arben Kola est l’une des figures du mouvement : « Le Premier ministre est complètement sous le contrôle des groupes mafieux. Et toutes ces organisations se sont développées grâce au trafic de narcotiques et de drogue. »

Pour étayer leurs accusations, les manifestants évoquent les scandales et les enquêtes anticorruption visant plusieurs responsables du Parti socialiste. Pour Albin, 27 ans, les réseaux criminels ont gagné du terrain sous Edi Rama. « Avant les groupes criminels existaient bien sûr, mais ils étaient en dehors de la vie politique. Aujourd’hui, certains siègent même au parlement. C’est vraiment très dangereux », dit-il. 

« La construction financée par le trafic de drogue »

À Tirana et sur le littoral, les chantiers se multiplient. Pour Hana, ce boom immobilier illustre le blanchiment de l’argent de la drogue dans le BTP. « Ce n’est vraiment pas dévoiler un secret que de dire que le secteur de la construction est financé par le trafic de drogue. C’est pour ça qu’on continuera de crier "À bas le narco-État" », estime-t-elle. 

L’adhésion à l’Union européenne est le principal objectif du gouvernement albanais, mais Bruxelles réclame plus de progrès dans la lutte contre la corruption et la criminalité organisée.

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