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Saturday, October 10, 2026

L’aéroport de Riyad de nouveau pris pour cible, selon les autorités

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L’aéroport de la capitale saoudienne a de nouveau été pris pour cible samedi et a dû être évacué, ont indiqué deux responsables régionaux, deux jours après que trois citoyens saoudiens, dont un pilote, y ont trouvé la mort, alors que le royaume est confronté à une série exceptionnelle d’attaques sur ce nouveau front de la guerre contre l’Iran.

Un responsable a indiqué que le trafic aérien à destination de l’aéroport de Riyad avait été interrompu. Les responsables se sont exprimés sous couvert d’anonymat, car ils n’étaient pas autorisés à s’adresser aux médias.

Dans une déclaration, l’ambassade du Canada a mis en garde contre « l’activité militaire en cours dans la région ».

L’aéroport international du roi Khaled a été pris pour cible à plusieurs reprises au cours de la semaine, depuis que la coalition dirigée par l’Arabie saoudite a lancé une offensive militaire de grande envergure contre les rebelles houthistes soutenus par l’Iran au Yémen voisin.

Les Houthistes ont revendiqué les attaques précédentes, dont celle de mercredi, qui a coûté la vie à un ressortissant du pays.

Les Houthistes n’ont pas fait de déclaration immédiate samedi. Le Centre pour la communication internationale, organisme public saoudien chargé de superviser les médias étrangers dans le royaume, n’a pas immédiatement répondu à une demande de commentaire.

Un habitant de Riyad, Ahmed Sayed, a raconté à l’Associated Press avoir entendu au moins deux fortes explosions qui ont secoué la capitale.

L’aéroport a publié une brève alerte invitant les passagers à vérifier le statut de leur vol auprès des compagnies aériennes avant de se rendre à l’aéroport.

Au moins 225 vols avaient été annulés à l’aéroport au cours des dernières 24 heures, selon le site de suivi des vols FlightAware.

Les combats au Yémen entre les Houthistes et les forces gouvernementales yéménites soutenues par l’Arabie saoudite se sont intensifiés, la coalition dirigée par l’Arabie saoudite apportant un appui aérien aux forces gouvernementales afin de tenter de repousser les récentes avancées des Houthistes le long de la mer Rouge.

Leur nouvelle position permet aux rebelles de mieux surveiller le trafic maritime sur un corridor qui constitue une alternative cruciale au détroit d’Ormuz, où l’Iran s’en prend aux navires.

Bien que les Houthistes aient mentionné à l’AP et à d’autres médias qu’ils ne visaient que la marine saoudienne dans le cadre d’un blocus en représailles à celui qui leur est imposé, les craintes concernant des attaques de plus grande envergure persistent.

Les Houthistes avaient déjà attaqué d’autres navires après le début de la guerre dans la bande de Gaza, invoquant la solidarité avec les Palestiniens. Une campagne de bombardements américains y avait mis fin.

Les Saoudiens ont sollicité le soutien des États-Unis et d’autres alliés alors que leurs aéroports, leurs installations militaires et leurs infrastructures pétrolières faisaient l’objet d’attaques.

Selon des responsables, l’aide américaine a notamment consisté en un partage de renseignements, l’identification de cibles et la planification de la dernière offensive.

Vendredi, alors qu’il quittait la Maison-Blanche, le président américain Donald Trump a été interrogé sur les attaques contre l’aéroport de Riyad et a déclaré aux journalistes : « Ce n’est pas bon » et « Je ne suis pas content ».

Aucun signe immédiat d’un soutien militaire américain pour riposter à ces attaques n’a toutefois été observé.

Les ministres des Affaires étrangères saoudien et omanais se sont entretenus par téléphone sur l’importance de « soutenir les solutions diplomatiques visant à apaiser les tensions » dans la région, a indiqué samedi le royaume.

Oman, situé de l’autre côté du détroit d’Ormuz face à l’Iran, a parfois joué un rôle de médiateur dans la région.

Par ailleurs, les autorités saoudiennes ont averti cette semaine la population que « filmer, publier ou partager des informations relatives à la lutte contre les missiles et les drones ainsi qu’aux lieux où ils ont touché le sol vous expose à des poursuites judiciaires ».

Les perturbations du trafic aérien s’intensifient

Cette semaine, les Houthistes ont mis en garde « pour la dernière fois » les compagnies aériennes internationales contre les conséquences potentielles d’une exploitation de l’espace aérien saoudien, qu’ils ont qualifié de théâtre de leurs opérations militaires.

Air India, FlyDubai, le groupe Lufthansa et Pakistan International Airlines font partie des compagnies aériennes qui ont suspendu leurs vols à destination et en provenance de Riyad et d’autres aéroports saoudiens pour les prochains jours en raison de la situation.

L’Agence de l’Union européenne pour la sécurité aérienne a élargi ses recommandations concernant l’espace aérien saoudien, soulignant la capacité des Houthistes à frapper des cibles situées plus profondément à l’intérieur du royaume, y compris à Riyad, ainsi qu’une « attention accrue portée aux infrastructures aéronautiques ».

Les attaques au missile et par drone, ainsi que les tentatives d’interception, « augmentent le risque d’erreur d’identification des aéronefs civils », a-t-elle avancé.

Lors de l’attaque de jeudi, la compagnie nationale saoudienne a indiqué qu’un de ses appareils avait été endommagé alors qu’il se trouvait au sol, sans aucun passager à bord.

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