Le changement climatique a plus que doublé le nombre de décès liés à la chaleur en juin 2026, selon une étude de la VUB

Leur rapport, dit "d’attribution rapide", repose sur des méthodes qui combinent des modèles épidémiologiques (qui font le lien entre les températures maximales journalières et le risque de mortalité) et des méthodes d’attribution des événements extrêmes (qui font le lien entre le changement climatique et l’intensité de la vague de chaleur).
Emmanuelle Kuijt, démographe, chercheuse à la VUB et à l’UCLouvain, précise la méthodologie : "On a regardé, année après année, depuis 2009, les 12 jours les plus chauds de l’été, pour essayer de comprendre comment ils évoluent, en fonction du fait que la planète se réchauffe. En rejouant exactement la même canicule, on a été capables de montrer qu’elle aura été presque 4 degrés plus chaude en juin 2026.
Sans le réchauffement climatique, cette canicule – où le jour le plus chaud, il a fait 36 degrés de moyenne sur la Belgique- n’aurait été que de 32 degrés.
Pour observer les effets sur la surmortalité, l’équipe s’est basée sur une courbe de risque, poursuit la démographe : "Avec un risque qui s’élève énormément aux températures les plus élevées, à partir de 37 °C, 38 °C, aux températures maximums de la journée. Ce passage de 32° à 36° nous fait passer dans une courbe de risque très élevée. En termes de mortalité on peut montrer qu’il y a plus du double des décès qui sont liés au réchauffement climatique."
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