La revue de presse : l'Europe, on en a besoin et elle a besoin de sous

Face au phishing, la Cour de Justice de l’Union Européenne a rendu une décision importante et utile. Celle-ci estime qu’une banque devra désormais rembourser immédiatement le montant au perdu au client concerné, sauf en cas de négligence manifeste. Négligence grave que la banque devra prouver elle-même. En établissant ce précédent, la Cour montre la voie à l’ensemble des Etats membres.
Commentaire du ministre de la protection des consommateurs, Rob Beenders (Vooruit) "cet arrêt montre bien que les banques ne respectent pas la loi depuis 10 ans." Demi-vérité, répond le quotidien. En 10 ans, les responsables politiques auraient pu eux-mêmes mettre en place cette obligation. La loi est restée lettre morte car les banques ont mobilisé leur machine à lobbying, accuse l’éditorialiste.
La réaction de Febelfin, l’association du secteur bancaire, est hypocrite, poursuit le quotidien qui cite : "cette décision apporte des éclaircissements sur la réglementation relative au remboursement immédiat en cas de paiement non autorisé – une disposition légale qui ne faisait jusqu’ici l’objet d’aucune interprétation définitive", a déclaré l’association dans un communiqué. "Comme toujours, les banques agiront en conformité avec le cadre juridique en vigueur et appliqueront la législation sur cette base".
Ces banques ont pourtant systématiquement remis en doute les récits des victimes d’hameçonnage dans le but d’éviter d’avoir à procéder à un remboursement, ajoute encore Het Nieuwsblad.
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