“Etudier les cellules neurales humaines à mesure qu'elles mûrissent”. Entretien avec le créateur des souris aux cerveaux humanisés

Par Nicolas Gutierrez C. le Lecture 6 min. Abonnés
Sa technique, qui consiste à remplacer une partie du cerveau d’une souris par des cellules humaines, pourrait être utile pour mieux étudier les maladies neurologiques.
Vue latérale d'un cerveau de souris xénocortical montrant des fibres nerveuses partant de la greffe humaine (colorées à l'aide de protéines fluorescentes vertes et rouges) à travers le cerveau de la souris (en bleu).
Sergiu P. Pasca
Étudier le cerveau humain… à l’intérieur d’une souris. Quatre ans après leur première tentative, une équipe de l’Université de Stanford aux États-Unis vient de réussir ce qui semblait impossible : des souris en apparence normales, dont pratiquement tout le cortex cérébral est composé de cellules humaines. Leur exploit, publié le 16 septembre 2026 dans Nature, représente un nouvel outil pour étudier les maladies neurologiques, mais soulève aussi de nombreuses questions éthiques. Pour mieux comprendre l’intérêt et les risques de ce nouveau modèle, Sciences et Avenir a contacté le directeur de l’étude, le neuroscientifique Sergiu P. Pașca.
Sciences et Avenir : Quel est l’objectif principal d’introduire des cellules cérébrales humaines chez la souris ?
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