De Vikings à Bloodaxe : les femmes étaient de féroces guerrières, et on a la preuve

Une étude menée en 2015 sur l'ADN d'ossements anciens exhumés en Norvège, a montré que les femmes ont activement participé à l'expansion viking, loin de se cantonner au rôle de femme au foyer. Et étaient même de grandes guerrières.

Six ans après la fin de Vikings, le créateur de cette sensationnelle série, Michael Hirst, s'apprête à replonger très prochainement avec Bloodaxe, qui sera diffusée à partir de janvier 2027 sur Prime Video. C'est peu dire que l'univers de ces guerriers et guerrières nordiques fascine le public. Les plateformes l'ont bien compris au fil des ans, avec les séries The Last Kingdom, Vikings: Valhalla, suite / spin off de la série Vikings; ou même l'extraordinaire Vinland Saga, série animée japonaise inspirée du manga de Makoto Yukimura.
Un univers qui révèle toujours des figures féminines de premier plan, que ce soit dans la vie de la communauté, au combat, ou dans la religion. Des femmes pro-actives au caractère et tempérament bien trempés, à commencer par celle qui a durablement marqué la mémoire rétinienne des (télé)spectateurs, Lagertha, l'ex femme de Ragnar, qu'on ne présente plus. Pour tout dire, des figures féminines souvent fascinantes.
Un rôle central pour les femmes Vikings
Pour abonder dans ce sens, il se trouve qu'une étude menée sur l'ADN mitochondrial d'ossements anciens exhumés en Norvège, a montré que les Vikings ne laissaient justement pas vraiment leurs épouses à la maison pendant leurs campagnes guerrières, et qu'elles participèrent au contraire de manière active à l'expansion viking !
Publiée le 8 décembre 2014 dans la revue Philosophical Transactions of the Royal Society, cette étude portait sur le matériel génétique extrait de 45 spécimens exploitables d'ossements anciens exhumés dans le centre et le nord de la Norvège, et datés entre l'an 793 et l'an 1066.
C'est sur l'ADN mitochondrial, qui pour mémoire renseigne directement sur la généalogie maternelle, que les chercheurs se sont penchés. Il a été comparé à celui d'habitants de l'Islande médiévale ainsi qu'à celui de populations modernes d'Europe.
History Channel
La conclusion ? Les femmes vikings ont joué un rôle central dans l'expansion et l'établissement en Atlantique nord. Les femmes des Orcades (un archipel subarctique situé au nord de l'Écosse à 16 km de la côte de Caithness) et des Hébrides extérieures (un archipel du Royaume-Uni, situé au sud de la mer d'Écosse) ont en particulier contribué à la colonisation de l'Islande.
"Les femmes Nordiques ont participé au processus de colonisation. Un nombre significatif d'entre elles a été impliqué dans l'établissement sur les petites îles" expliquait Erika Hagelberg, du département de Biosciences d'Oslo, et une des auteurs de l'étude. En fait, il semblerait que les vikings se déplaçaient même en famille lors des raids, avec les enfants, bétail compris.
Les Skajilmö, quésaco ?
Tant qu'à parler des femmes vikings, guerrières cette fois-ci : en 2017 furent menées des analyses ADN provenant de restes humains trouvés dans la tombe de Birka, l'une des plus célèbres sépultures Viking du Xe siècle découverte à la fin du XIXe siècle sur l'île de Björkö. Outre une épée, un couteau, une lance, des flèches, des boucliers, le guerrier était enterré avec deux chevaux !
Réalisées par des chercheurs de l'Université d'Uppsala et de l'Université de Stockholm, et publiées dans la revue American Journal of Physical Anthropology en 2017, ces analyses ont confirmé que ces restes humains n'appartenaient pas à un homme, mais bien une femme !
Confirmant ainsi la présence de femmes-guerrières de haut-rang dans la société viking, baptisées Skajlmö. Ces femmes armées de bouclier étaient désignées ainsi dans les mythes nordiques, à l'instar des Valkyries accompagnant l'âme des guerriers au Valhalla, le royaume des morts. De quoi faire encore plus apprécier la féroce et belle Lagertha...
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