L’humeur de Vincent Langendries : elle a de beaux restes la génération dorée, non ?

Les grands joueurs ne meurent jamais. Ils vivent, survivent et renaissent quand on les croit morts et enterrés. Kevin De Bruyne revit. Et les Turcs l’ont bien compris. A 35 ans, il a étalé sa classe sur la pelouse d’un Sclessin où il n’avait jamais marqué. Ni avec Genk ni avec l'équipe nationale. Un doublé (son 6e avec les Diables) qui a permis à la Belgique de déchirer un adversaire qui nous a pourtant bien secoué tout au long des 90 minutes.
Un match fou-fou, des actions passant d’un camp à l’autre. Une énergie débordante et au milieu de ce tourbillon, un De Bruyne batailleur, pugnace, combatif. Un Kevin au pressing et inspiré par ce renouveau autour de lui. Un KDB chirurgical, au pied droit magique comme sur ce premier but. Petit pont, coup d’œil instinctif vers le but et frappe, pied ouvert, au ras du sol. Et que dire de son deuxième but. Quasi à l’arrêt... une frappe surpuissante enveloppée juste ce qu’il faut. Trajectoire lucarne. Somptueux. Les bras écartés ensuite, sourire jouissif, comme pour recueillir au mieux les vivas d’un Sclessin conquis.
Alors oui, j’entends les commentaires de ceux qui disent… contre la Turquie il peut encore faire cela. Mais pas contre la France ou des adversaires qui lui mettent pression et intensité dans les chevilles. Oui, Kevin n’a plus ses jambes de 20 ans… mais comme dirait Fred Waseige " on s’en fout " ! De Bruyne est un joueur d’exception, le restera d'autant plus quand il prendra du plaisir à jouer avec les Diables. Son doublé porte son total à 40 buts en équipe nationale. 40 buts et 54 assists. Soit 94 actions décisives en 127 sélections. Simple. Basique. Impressionnant
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