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Wednesday, September 23, 2026

Condamné pour un attentat sur un avocat | Le fugitif Jean-François Malo ne veut pas quitter la Martinique

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Un an après s’être moqué de la justice québécoise en fuyant en « jet privé » la veille de sa sentence, Jean-François Malo n’a pas l’intention de rentrer au pays pour purger sa peine de cinq ans de détention. Il a même été libéré en Martinique, car il y détient un immeuble.

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« Le 22 juin 2026, M. Malo affirme [à un huissier] qu’il ne reviendra jamais au Canada et que sa famille le rejoindra en Martinique », écrit la Cour d’appel du Québec dans une décision rendue mercredi.

En raison de sa cavale, le plus haut tribunal de la province a rejeté l’appel de Jean-François Malo, qui contestait sa condamnation pour voies de faits graves. « Les ressources judiciaires étant limitées, elles ne peuvent être utilisées par une personne qui répudie l’autorité des tribunaux », a tranché la Cour d’appel.

Jean-François Malo, un ex-promoteur immobilier bien connu de la région de Joliette, a embauché deux hommes de main pour s’en prendre à Nicholas Daudelin, un avocat de Desjardins impliqué dans un litige de plusieurs millions de dollars. M. Daudelin – maintenant juge à la Cour du Québec – a été blessé par balle à la jambe.

PHOTO DÉPOSÉE EN PREUVE

L’avocat Nicholas Daudelin a été atteint par balles, à travers la porte de sa résidence, lors d’un attentat survenu à sa résidence en Montérégie.

Un attentat motivé par la vengeance.

La décision de la Cour d’appel permet d’en apprendre plus sur les circonstances de sa cavale.

Le 14 octobre 2025, Jean-François Malo devait témoigner sur sa peine au palais de justice de Longueuil. À la dernière audience, il avait obtenu un report, comme il se disait sonné par l’incendie de sa Maserati survenu quelques jours plus tôt. Or, le jour fatidique, Malo brillait par son absence au tribunal. Les avocats croyaient au départ qu’il était coincé dans le trafic, avant de se rendre à l’évidence.

Dans les faits, Jean-François Malo était déjà à des milliers de kilomètres du Québec. La veille, le 13 octobre, le fugitif était embarqué dans un « jet privé » en direction de la République dominicaine. Il avait utilisé un faux passeport de la Sierra Leone, un pays d’Afrique de l’Ouest.

Quelques jours plus tard, Jean-François Malo a écrit au juge du procès, en pleine nuit, pour expliquer que sa vie était prétendument menacée par des Hells Angels et des gangs de rue. Le juge l’a condamné, en son absence, à cinq ans de pénitencier. Une sentence portée en appel par la Couronne.

Jean-François Malo s’est finalement fait pincer par les douaniers de la Martinique, dans les Caraïbes, pendant une escale, le 30 décembre dernier. Il utilisait un faux document d’identité au nom de Henry Jimenez Marin. Il se rendait au Venezuela à bord d’un vol privé.

D’abord détenu dans une prison en Martinique, Jean-François Malo a été libéré avec cautionnement par la Cour d’appel de Fort-de-France en juin dernier pendant le processus d’extradition vers le Canada. Le tribunal français a considéré comme étant une garantie suffisante le fait que Malo soit propriétaire d’un immeuble en Martinique.

Pour contester son extradition, Jean-François Malo argumente que la Cour du Québec est partiale, car la victime est maintenant juge de cette cour.

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