France: un budget très attendu alors que la dette atteint une part record du PIB

La France empruntera un montant record de 340 milliards d'euros sur les marchés en 2027, soit 28 milliards de plus qu'en 2026, a indiqué l'Agence France Trésor mardi 29 septembre, deux jours avant la présentation du budget de l'État pour l'an prochain. Celui-ci sera particulièrement scruté par les investisseurs qui prêtent à la France, alors que sa dette publique a encore grimpé au deuxième trimestre pour atteindre 3 595 milliards et demi d'euros, 119% du PIB, un niveau inédit depuis 1946.
Publié le :
1 min Temps de lecture
Avec une dette qui continue d'augmenter, les intérêts payés par la France sur ses emprunts obligataires dépassent 4,77% pour la première fois depuis 2008, contre seulement 3,6% payés par l'Allemagne. Si les investisseurs continuent à prêter à la France, leur confiance est fragilisée, juge Pascal de Lima, chef économiste du cabinet de conseil BKMC.
« Les investisseurs vont continuer de prêter à la France, mais ils demandent déjà des taux de plus en plus élevés. Il y a une forte partie aujourd'hui qui tient quand même au doute sur notre capacité à réduire durablement ce déficit par de vraies réformes structurelles, explique-t-il. Et le vrai budget de jeudi, là, il sera vraiment un test de crédibilité. Est-ce que les marchés vont regarder les économies annoncées ? Est ce que tout va être bien documenté ? Pour l'instant ce n'est pas bien documenté cette affaire. »
Sur les 54 milliards d'euros d'« efforts budgétaires » annoncés il y a dix jours par le Premier ministre, seuls dix milliards d'euros d'économies ont été réellement précisés, souligne l'expert, dont le gel des salaires des fonctionnaires, une mesure qui a déjà provoqué une grève dans la fonction publique mardi 29 septembre. Côté recettes, une plus grande taxation des exploitants d'autoroutes et d'aéroports est envisagée. Les modalités des économies sur les retraités seront laissées aux parlementaires.
KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.