La revue de presse : sommes-nous en route vers l’IApocalypse ?


Reprenons. Un cadre, chargé de la sécurité chez Anthropic, démission. IL déclare : les personnes qui développent l’IA croient sincèrement qu’elle pourrait tous nous tuer d’ici fin de la décennie.
Un chercheur de la même entreprise précise : "ce chiffre dépassera les 10% dans 10 ans."
A leurs suites, ce week-end, "les grands patrons de l’IA appellent à ralentir les moteurs" (La Libre), craignant eux, une prise de contrôle de l’intégralité d’Internet.
Rob Bensinger, chercheur au Machine Intelligence Research Institute (cité par Le Monde.)
Si Le Monde rapporte le piratage de Hugging Face par OpenAI, en juillet, d’autres évoquent des risques si l’IA devait "prendre le contrôle" (d’internet, des terminaux de paiement, d’une centrale nucléaire, etc.)

Le Soir.
Difficile alors de ne pas lire ces différentes alertes comme un coup de marketing maladroitement déguisé et qui viendrait dire : "ce que nous construisons est si puissant que nous en perdrons bientôt le contrôle, imaginez sa puissance…"
Et, reprend Le Soir, comme si, après avoir défini la technologie, ceux-ci prétendaient encore en définir les règles.
L’inquiétude des grands de l’IA est peut-être légitime, mais leur aveu (la crainte de perdre le contrôle) devrait pousser la société à reprendre la régulation à son compte.

De Standaard, enfin constate, lui, la tendance des crises actuelles à se renforcer. (Le pétrole, plus cher, aggrave la dette publique, plus lourde, et dérègle le climat. La couche d’intelligence artificielle qu’on y ajoute ne calme rien.)
Dans cette crise protéiforme, notre petit pays n’a que peu d’influence. Seul élément contrôlable ? Notre degré de vulnérabilité ou d’exposition à cette crise. Conclusion de l’éditorialiste du Standaard :
Que nos élus se dépêchent de mettre en ordre ce budget pour pouvoir s’attaquer à la suite.
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