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Wednesday, November 4, 2026

Enquêtes, nominations… Les conséquences de l’écrasante victoire des démocrates

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L’éclatante victoire démocrate mardi lors des élections de mi-mandat, face à un Parti républicain en déroute, livre le contrôle du Congrès à la gauche américaine, synonyme de sérieux coup de frein pour Donald Trump lors de ses deux années restantes à la Maison-Blanche.

À partir de début janvier, lorsque les nouveaux élus prêteront serment, les démocrates seront en capacité de dicter l’agenda législatif, de peser sur le budget fédéral, mais aussi de lancer des enquêtes parlementaires sur le président républicain et ses proches.

Malgré tout, Donald Trump conservera une marge de manœuvre importante sur de nombreux sujets.

Voici les principales conséquences du nouvel équilibre des pouvoirs à Washington.

Détricotage du bilan de Trump

Le chef des députés démocrates, Hakeem Jeffries, avait averti avant l’élection que si son camp reprenait le contrôle de la Chambre des représentants, la priorité serait donnée à la lutte contre la vie chère.

Pour cela, Hakeem Jeffries veut « se battre pour annuler les coupes à Medicaid », un programme d’assurance santé pour les Américains aux revenus modestes atrophié par une loi phare de Donald Trump en 2025.

Le chef démocrate dit également vouloir tout faire pour mettre fin au conflit contre l’Iran, « qui a fait exploser les prix des carburants pour les Américains », en réaffirmant le pouvoir constitutionnel du Congrès, seul habilité à déclarer la guerre.

Autre priorité : mettre un terme aux droits de douane imposés par Donald Trump sans l’aval du Congrès.

Ce programme sera lancé dès les 100 premières heures de leur majorité début janvier, avait-il assuré.

Enquêtes parlementaires

Après deux ans passés à accuser Donald Trump, son gouvernement, et ses proches de corruption à une échelle inouïe dans l’histoire du pays, l’une des priorités de la nouvelle majorité sera de lancer des enquêtes parlementaires pour se pencher sur ces affaires.

« Nous allons demander des comptes à ceux qui ont infligé à ce pays une corruption sans précédent », a déclaré mardi soir Hakeem Jeffries, désormais pressenti pour prendre le perchoir.

« Appelez vos avocats », a prévenu sur X le député démocrate Robert Garcia, qui pourrait quant à lui prendre la tête d’une importante commission d’enquête.

Les enquêtes menées par des commissions parlementaires pourraient déboucher sur des assignations à comparaître et, au bout du compte, sur des procédures d’« impeachment » pouvant aboutir à une destitution. Celles-ci auraient cependant peu de chances de réussite en raison de la majorité des deux-tiers nécessaire au Sénat.

« La vie va devenir assez désagréable pour les membres les plus controversés du gouvernement de Trump, comme le ministre de la Défense Pete Hegseth, le ministre de la Sécurité intérieure Markwayne Mullin, et le secrétaire au Trésor Scott Bessent », estime Ross Baker, professeur de sciences politiques à l’université Rutgers.

Après avoir engagé contre Donald Trump deux procédures d’« impeachment » lors de son premier mandat, les chefs démocrates semblent cependant réticents à se lancer dans une troisième tentative, qui risquerait de galvaniser sa base partisane.

Des nominations chamboulées

Particularité des États-Unis, les nominations aux portefeuilles clés du gouvernement, mais également celles des juges fédéraux, doivent être approuvées par le Sénat.

La reconquête de la majorité à la chambre haute permet donc aux démocrates de bloquer les choix de Donald Trump à ces postes cruciaux.

Une majorité qui pourrait s’avérer d’autant plus décisive si un juge à la Cour suprême venait à démissionner ou décéder. La marge de manœuvre du président républicain pour choisir un successeur serait alors largement limitée.

Des limites

Malgré le basculement au Congrès, Donald Trump conserve des leviers de pouvoir conséquents.

Il pourra ainsi utiliser son veto pour bloquer tout texte adopté par les deux chambres. Ce veto ne pourra être surmonté que par un vote récoltant une majorité des deux tiers dans les deux chambres, ce que les démocrates sont loin d’avoir malgré leur victoire.

Le milliardaire républicain garde en outre de nombreuses prérogatives du pouvoir exécutif, notamment sa politique migratoire particulièrement critiquée.

Et comme il le fait depuis le début de son second mandat, le président octogénaire devrait continuer de gouverner par décrets.

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