Fréchette confirme que son entourage est à l’origine de la fuite sur l’ingérence
La cheffe de la Coalition avenir Québec (CAQ), Christine Fréchette, a confirmé lundi qu’un membre de son équipe est à l’origine d’une fuite médiatique au sujet de prétendus risques d’ingérence dans la campagne électorale.
« On a rencontré les équipes et il y a effectivement une personne qui a transmis un document — qui par ailleurs est disponible en ligne — […] à des journalistes », a-t-elle attesté, en marge d’un rassemblement militant à Mont-Tremblant.
La personne en question est toujours en poste et est impliquée dans la campagne caquiste. « Il n’y a rien de criminel à faire cet envoi d’un document qui est déjà public », a insisté Mme Fréchette.
En parlant de document, elle faisait référence à Defense Analyses and Research Corporation, un groupe de pression qui a publié en février un texte détaillant des moyens de favoriser l’élection d’un gouvernement péquiste.
« Je pense que c’était mal avisé », a-t-elle dit à propos de la manœuvre du membre de son équipe. « Il aurait fallu m’en parler, considérant la nature délicate du sujet. Il aurait fallu m’en parler avant de contacter des journalistes. Donc ça, ça a été bien dit, ça ne se reproduira plus », a-t-elle assuré.
Quel haut fonctionnaire ?
La publication d’un texte du Journal de Montréal sur des risques d’ingérence dans la campagne électorale a bousculé le plan de match caquiste.
Mme Fréchette s’est d’abord montrée alarmée vendredi, pour ensuite affirmer, quelques heures plus tard, qu’il n’y avait « pas de raisons » de croire « que ces menaces-là sont avérées ».
L’article en question faisait aussi référence à une rencontre entre un haut fonctionnaire québécois et un haut fonctionnaire fédéral. Ce dernier aurait sonné l’alarme sur un risque dans l’élection en cours. D’Ottawa, la ministre des Affaires étrangères, Anita Anand, a laissé entendre la semaine dernière qu’elle n’était pas au courant.
Christine Fréchette, elle, n’a pas pu dire si elle avait identifié le haut fonctionnaire en question. « Je ne peux pas analyser la véracité de cet élément-là », a-t-elle dit lundi. « Ce n’est pas moi qui contribue à cette divulgation-là », a-t-elle aussi assuré.
Confrontée à trois sondages qui placent son parti en difficulté, elle a dit rester motivée. « On donne tout ce qu’on a, avec une magnifique équipe. Je suis très confiante qu’on va avoir la confiance des Québécois. On garde le rythme », a-t-elle lancé, avant que la caravane caquiste ne mette le cap vers Rouyn-Noranda.
KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.