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Friday, September 11, 2026

25 ans après le traumatisme, New York commémore le 11 septembre… sans Donald Trump

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AFP
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Par Sudinfo avec AFP

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Vingt-cinq ans après le traumatisme du 11-Septembre, New York rend hommage vendredi aux victimes des attaques, sans Donald Trump, mais en présence du premier maire musulman de son histoire, cible de certaines voix conservatrices.

Le président américain a fait le choix d’assister à une autre cérémonie au Pentagone, quartier général du ministère de la Défense, également ciblé ce jour-là par un avion détourné par des pirates de l’air de l’organisation jihadiste Al-Qaïda.

Le vice-président JD Vance sera lui à New York aux côtés des quatre anciens chefs d’Etat américains encore en vie : les démocrates Joe Biden, Barack Obama et Bill Clinton, ainsi que le républicain George W. Bush, qui présidait le pays le jour où ces attentats ont tué près de 3.000 personnes.

En bonne place à leurs côtés figurera le premier maire de la ville à avoir prêté serment sur un Coran, Zohran Mamdani, 34 ans, issu de la gauche du Parti démocrate.

Après les attaques, les actes anti-musulmans avaient bondi à New York comme dans le reste des Etats-Unis. La police avait aussi renforcé la surveillance des communautés au nom de la lutte contre l’islamisme, à travers un programme désormais abandonné.

En 2001, « il y avait bien sûr déjà une population musulmane à New York, mais elle était moins importante et n’avait pratiquement aucun poids politique. Depuis, la situation a considérablement changé, dans la ville comme au niveau national », observe le politologue Lincoln Mitchell auprès de l’AFP.

Giuliani « offensé »

Une évolution qui n’a pas empêché certaines voix conservatrices de demander que Zohran Mamdani n’assiste pas aux commémorations.

Comme celle de Rudy Giuliani, maire de New York au moment des attentats – devenu par la suite avocat de Donald Trump – qui s’est dit « offensé » par la présence à « Ground Zero » du jeune élu.

Une pétition, qui a recueilli plus de 100.000 signatures, accuse aussi Zohran Mamdani d’être associé à des personnes « dédaigneuses envers les institutions américaines ou insuffisamment critiques à l’égard des idéologies extrémistes », sans préciser lesquelles.

Membre de la petite formation des Socialistes démocrates d’Amérique (DSA), Zohran Mamdani est un militant engagé de la cause palestinienne, très critique d’Israël, qu’il accuse d’avoir mené un « génocide » à Gaza.

Cette semaine, il a par ailleurs annoncé la publication de dizaines de milliers de documents révélant, selon lui, des dissimulations de la ville sur la toxicité de l’air après les attaques contre le World Trade Center.

En plus des 2.977 personnes décédées aux Etats-Unis le jour des attentats, principalement à New York, plus de 9.400 autres sont mortes des suites de maladies liées à leur exposition, selon le programme fédéral de suivi médical.

« Des gens sont tombés malades parce que les dirigeants auxquels ils faisaient confiance leur ont menti en leur affirmant qu’ils pouvaient respirer sans danger un air toxique », a insisté Zohran Mamdani.

Parmi ceux qui pourraient être mis en cause figurent notamment Rudy Giuliani, mais aussi Michael Bloomberg, élu maire en novembre 2001.

Un souvenir qui s’éloigne

Selon SITE Intelligence Group, organisme spécialisé dans la surveillance des sites internet islamistes, Al-Qaïda a marqué l’anniversaire en publiant des images de son chef au moment des attentats, Oussama ben Laden, et de son fils Hamza. Ce dernier a été tué en 2019 dans une opération américaine, selon Donald Trump.

Un quart de siècle après les faits, on dénombre désormais environ « 100 millions d’Américains qui n’étaient pas encore nés ou trop jeunes pour avoir un souvenir » des événements, souligne Beth Hillman, présidente du Musée-Mémorial du 11-Septembre.

Après avoir beaucoup insisté sur « le devoir de mémoire », l’institution qu’elle dirige porte désormais ses efforts sur la transmission et la pédagogie, avec des témoins formés à intervenir auprès de publics ayant eu connaissance des faits uniquement à travers leurs parents ou l’école.

« On ne réalise jamais vraiment à quel point c’est réel, ni ce que l’on ressent, avant de se retrouver sur le site », a raconté à l’AFP Max Avena, lycéen de 17 ans, venu visiter « Ground Zero » dans le cadre d’un programme scolaire.

Vendredi, dans un quartier sud de Manhattan bouclé pour l’occasion et sous forte surveillance policière, des proches des victimes commenceront à 8H40 heure locale (12H40 GMT) à lire la longue liste des noms des personnes tuées.

Comme chaque année, une cloche sonnera à sept reprises pour marquer les principaux moments des événements survenus il y a 25 ans.

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Par Ciné-Télé-Revue et Belga

Il est 14h46 chez nous (8h46 à New-York) quand un premier avion s’écrase sur la tour Nord du World Trade Center à New York. Un autre appareil percutera la tour jumelle, 17 minutes plus tard.

En France, à l’époque, il n’y a que deux chaînes info. i-Télévision (devenue i-Télé puis CNEWS) et LCI. Et c’est cette dernière, qui fait partie du groupe TF1, qui est la première à passer en direct, à 14h59, avec Marianne Kottenhoff. À ce moment là, les journalistes pensent d’abord à un accident.

Quatre minutes plus tard, à 15h04, un deuxième avion s’écrase dans la seconde tour. Les journalistes découvrent ces images en direct, sans s’en rendre compte. La séquence est alors rediffusée, Marianne Kottenhoff restant sans voix quand elle découvre l’inimaginable. Logiquement, la thèse de l’accident s’éloigne, on parle maintenant d’un attentat.

« Alors le début, c’était assez hallucinant parce que c’était la fin de ma journée. À 14h55, mon rédacteur en chef vient me voir et me demande d’aller à l’antenne parce qu’un avion s’est écrasé sur une tour du World Trade Center. Je lui explique que ce n’est pas possible puisque je n’ai aucune dépêche. Il insiste en me disant qu’il a une image », avait expliqué la journaliste à Télé-Loisirs. « Au départ, on n’avait aucune info. On avait juste une dépêche de l’AFP (Agence France Presse, Ndlr) disant : « Un avion s’est écrasé sur le World Trade Center ». Pendant les cinq premières minutes, on avait juste cette dépêche et cette image de la tour en feu. Lorsqu’on a vu le deuxième avion s’écraser sur l’autre tour, on a d’abord cru qu’il s’agissait d’un replay du premier incident. Quand on a compris qu’il s’agissait d’un deuxième avion, on est restés sans voix ».

Ce sera la même chose pour tout le monde et ce pendant des heures : les journalistes de télévision vont découvrir les images en même temps que les téléspectateurs.

Marianne Kottenhoff sur LCI le 11 septembre 2001.
Marianne Kottenhoff sur LCI le 11 septembre 2001. - D.R.

De son côté, i-Télévision lancera son direct peu après le 2e impact au World Trade Center. Sur le coup de 15h30, TF1 sera la première chaîne nationale à casser son antenne. Elle décide de bouleverser ses programmes et bascule sur LCI pour relayer l’information. Patrick Poivre d’Arvor prendra les commandes de l’édition spéciale de la première chaîne de France sur le coup de 16 heures. Il sera relayé en milieu de soirée par Claire Chazal.

Patrick Poivre d’Arvor sur TF1 le 11 septembre 2001.
Patrick Poivre d’Arvor sur TF1 le 11 septembre 2001. - D.R.

À 15h33, France 2 stoppe la diffusion de sa série allemande « Commissaire Léa Sommer » et lance son direct avec le jeune David Pujadas, fraîchement débarqué sur le service public.

David Pujadas sur France 2 le 11 septembre 2001.
David Pujadas sur France 2 le 11 septembre 2001. - D.R.

À 15h49, sur France 3, le téléfilm de l’après-midi est interrompu et Elise Lucet prend les commandes d’une édition spéciale, qu’elle gardera aussi de nombreuses heures.

En Belgique francophone, RTL a devancé la RTBF

En Belgique francophone, RTL-TVi a été la première chaîne à passer en mode « alerte info » et a bénéficié de cette avance face à la RTBF durant la journée du 11 septembre. L’événement a par la suite renversé les habitudes des rédactions de ces médias audiovisuels.

Au moment du premier impact, sur RTL-TVi et La Une, première chaîne de la RTBF, des séries font la part belle aux intrigues policières. C’est à 15h09 qu’une première antenne saute pour laisser place à une présentatrice. Derrière le pupitre, Florence Reuter, normalement prévue pour le journal télévisé de 19h00, présente ce flash spécial déployé sur RTL-TVi.

« Il y a eu un véritable sentiment de vertige au moment où nous avons découvert les images, d’abord le premier avion, puis le second qui s’encastre dans la tour en direct », se remémore Stéphane Rosenblatt, rédacteur en chef de JT de RTL Belgium à l’époque. « Ce sentiment vertigineux était renforcé par le fait qu’à part les images et dépêches que nous avions en direct, il était difficile de vérifier rapidement toutes les informations disponibles. Mais la prise d’antenne était nécessaire, nous devions rendre compte de ce qui semblait être un moment qui allait bouleverser l’équilibre du monde connu depuis la fin de la guerre froide. »

Florence Reuter, sur le plateau de RTL-TVI le 11 septembre 2001.
Florence Reuter, sur le plateau de RTL-TVI le 11 septembre 2001. - D.R.

Les premières images sont délivrées grâce au signal de CNN International, la célèbre chaîne étatsunienne d’informations en continu. Un accord avait été scellé plusieurs années auparavant pour ce type d’événement. « Nous discutions chaque année de savoir si nous devions conserver cet abonnement », explique Stéphane Rosenblatt. « Je considérerais pourtant cela important, c’était comme une assurance-vie. En termes de crédibilité et de légitimité, c’était la meilleure source dont nous pouvions disposer. CNN avait en prime des accords avec des médias locaux de New York pour disposer de sources sérieuses au plus proche. » Le journaliste David Oxley sert ainsi d’interprète d’un jour, traduisant le flux américain au fil des heures.

« Il a fallu que la direction de la RTBF intervienne pour qu’on les sorte… »

Du côté de la RTBF, il faut patienter jusqu’à 15h20 pour que Thierry De Bock apparaisse devant les téléspectatrices et téléspectateurs. L’information sur une potentielle attaque terroriste à New York circulait bien avant, mais faute de plateau disponible, en raison d’un enregistrement d’émission, le média public a dû retarder la retransmission de son flash spécial.

Thierry De Bock, sur le plateau de la RTBF le 11 septembre 2001.
Thierry De Bock, sur le plateau de la RTBF le 11 septembre 2001. - D.R.

Et contrairement à sa concurrente privée, la chaîne ne disposait plus à l’époque d’accord avec CNN, empêchant une retransmission complète en direct. Les premières images arrivent au compte-goutte grâce aux autres agences de presse, mais en différé. « On a dû prendre l’antenne en totale improvisation, sans trop savoir comment ça allait fonctionner », rapporte Pierre Marlet, éditeur du journal télévisé de la RTBF depuis seulement… dix jours quand les attentats frappent New York en 2001. « Je n’étais pas présent au moment des tergiversations autour du plateau, mais il a fallu que la direction de la RTBF intervienne pour qu’on mette dehors ceux qui ne voulaient pas quitter le plateau, et permettre ainsi de prendre l’antenne pour le journal. »

« À l’époque, RTL et la RTBF étaient surtout dans une logique de l’édition, avec des moments d’information à 13h00 et 19h00 ou 19h30 », analyse Frédéric Antoine, professeur émérite de l’École de communication à l’UCLouvain. « En dehors de ces éditions, il n’y avait rien. Or, l’actualité en continu demande justement d’être capable de réagir dans la durée. » Même si le service public ne disposait pas de l’abonnement à CNN, il a tout de même diffusé à quelques reprises le signal de la chaîne américaine. « À chaque fois, le directeur de la télévision à l’époque venait me dire d’y aller mollo. Mais même sans image, Valérie Dupont, aussi sur le plateau à l’époque, gardait CNN dans une oreillette pour traduire le tout en temps réel. Mais c’était un exercice d’équilibriste. Il y avait une volonté de ne pas aller dans la surenchère et de ne pas raconter n’importe quoi, mais il fallait dans le même temps nourrir l’antenne », indique Pierre Marlet.

L’erreur de la RTBF, qui décide de balancer… une pub

L’éditeur de l’époque refuse toutefois de considérer la diffusion de l’époque de la RTBF comme « catastrophique ». « Dès que nous sommes arrivés à l’antenne, la courbe d’audience n’a cessé de monter, prouvant qu’il y avait un réflexe de venir sur notre chaîne pour une telle actualité. On n’a pas obtenu de prime au premier, mais on n’a pas tellement été pénalisé par la suite. Cela ne veut pas dire qu’on a été meilleur, mais que les gens sont aussi venus chez nous », estime-t-il. Il pointe toutefois ce qu’il considère comme une erreur : « Vers 17h30-18h00, on nous annonce que Fabienne Vande Meerssche va prendre l’antenne. Mais au lieu d’un simple changement de personne dans le studio, la direction de la télévision a décidé de mettre trois minutes de publicité pour faire la transition. Et là, quand vous regardez la courbe d’audience, elle chute et le public va sur RTL. Une séquence de RTBF-bashing s’est alors mise en place, affirmant que l’équipe n’était pas parvenue à se mobiliser, à bien informer. Cela a été mal vécu en interne. » La différence de traitement entre le média public et privé se ressent effectivement dans les audiences. Selon le professeur Marc Lits, dans son ouvrage ’Du 11 septembre à la riposte. Les débuts d’une nouvelle guerre médiatique’, ils étaient moins de 50.000 téléspectateurs sur la RTBF vers 16h15, contre plus de 150.000 sur TF1 et RTL-TVi. La chaîne publique repasse devant sa concurrente privée par la suite, avant que le 19h de RTL permette à cette dernière de reprendre la tête avec plus de 655.000 personnes devant le petit écran, contre plus de 300.000 sur La Une.

La diffusion en direct durera plusieurs heures. Si la RTBF arrête son édition spéciale vers 21h45 pour laisser place à un documentaire, RTL-TVi garde l’antenne. « Nous ne voulions pas quitter le direct tant que nous n’avions pas de réaction du Premier ministre de l’époque, Guy Verhofstadt, qui devait rentrer d’Ukraine », indique Stéphane Rosenblatt. « Nous souhaitions aussi avoir l’analyse américaine des événements, qui est finalement arrivée après la journée du 11 septembre, heure belge. »

La RTBF, elle, était passée à un autre programme. « Je pense qu’à l’époque, le rédacteur en chef s’était dit : ’on a déjà tout dit et tout expliqué’. On était encore dans une logique de journal télévisé qui explique tout en maximum une heure », explique Pierre Marlet. « Mais c’est un manque de prise en compte de l’autre aspect de l’information dans une telle situation de crise, émotionnellement forte. Même si on répète, il faut tenter d’accompagner le public et expliquer, plusieurs fois. C’était un retentissement tel et une source d’angoisse comme on n’en avait plus connu depuis la Seconde Guerre mondiale. » Il a donc fallu enchaîner les reportages, les réactions et, ce qui était encore peu la norme à l’époque, les analyses en plateau. « Il n’y avait pas la même culture des experts autour d’une table comme c’est le cas aujourd’hui », pointe l’ancien cadre de RTL-TVi. Les images, qui étaient rares au début des retransmissions, ont aussi été abondamment rediffusées. « Ce qui a frappé le public à l’époque, ce sont des images qui se sont répétées en boucle », analyse Frédéric Antoine. « Cette rediffusion de vidéos et le fait de les afficher dans un écran séparé avec les journalistes en plateau ou sur place font désormais partie de la grammaire des chaînes d’information en continu et des éditions spéciales en ’Breaking news’. Les Américains connaissaient déjà cela avec les chaînes d’informations en continu, comme CNN, qui ont couvert la guerre du Golfe au début des années 1990. Cela s’est ensuite imposé chez nous après le 11 septembre. »

« Il était difficile à l’époque de vérifier les informations et les images qui arrivaient en temps réel. Il fallait faire confiance aux sources locales. Il y a eu également une discussion sur l’image et la preuve par l’image », témoigne Pierre Marlet. « Des complotistes se sont ainsi demandés pourquoi ce qui n’avait pas été filmé en direct serait réel. On est parti sur des théories invraisemblables qui remettaient tout en cause. Le pouvoir de l’image est devenu beaucoup plus important encore après le 11 septembre. » La couverture médiatique des attentats s’est poursuivie les jours suivants, entre reportages de terrain, expertises, mais aussi d’autres moments d’actualité. « Il y a eu beaucoup de fausses alertes, de rumeurs, qui étaient parfois difficiles à vérifier depuis la Belgique », conte Stéphane Rosenblatt. « Il y a également eu ce crash d’un vol d’American Airlines, près de New York (NDLR : le 12 novembre 2001). Beaucoup ont évoqué un nouvel attentat, mais il s’est avéré qu’il s’agissait d’un accident. »

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La RTBF, pour sa part, a déprogrammé son journal dédié aux régions, diffusé avant le 19h30, pendant près d’un mois pour laisser place à une édition spéciale internationale. L’événement a remis en question l’organisation de ces rédactions face à l’actualité dite « chaude ». « Nous avons réorganisé la rédaction pour mieux appréhender ces événements sur une longue durée, nous avons cherché davantage d’experts au niveau international, nous avons sécurisé nos abonnements avec certaines agences et chaînes, ainsi que des correspondants dans des lieux stratégiques. Cela a été une deuxième mise à niveau de la maturité médiatique, après l’affaire Dutroux qui avait déjà transformé notre manière de travailler, mais cette fois à un niveau plus national », pointe Stéphane Rosenblatt. « La proximité n’est pas seulement géographique, elle est également dans le traitement de l’information. Même en tant que média local, nous pouvons trouver des angles pour traiter l’information de manière légitime, déontologique et qui intéresse la population belge. »

Le service public a pour sa part bouleversé son fonctionnement en cas d’actualité imprévue. Les journaux télévisés et éditions spéciales ont désormais un studio propre à la couverture de l’information ’chaude’ et la rédaction a mis en place une stratégie interne en cas de ’Breaking news’. « Les flashs de quinze minutes, c’est la télé du siècle dernier », confie Pierre Marlet. « Il y a eu un bouleversement médiatique en 25 ans. Désormais, on réfléchit à 360 degrés. L’info en continu a une autre force qu’à l’époque. Désormais, nous sommes mieux préparés, nous savons quelles procédures mettre en place selon l’information. Cela permet à la rédaction d’être plus souple aussi. »

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Pour la RTBF, cela a été une « énorme prise de conscience », estime Frédéric Antoine. « Cela s’est vu en 2015 avec la série des attentats en France puis en Belgique. Avant cela, on pensait que le grand public allait surtout s’informer en direct via la radio. Mais cela a changé, les images sont devenues primordiales et il est alors devenu évident, pour les télévisions généralistes, de mettre des moyens pour la couverture de l’actualité en direct. »

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