ESPN DeportesD-backs obligado a vencer a Yankeesוואלהרבבות השתתפו בסליחות בכותל; נתניהו ובן גביר הגיעו למקוםThe Jerusalem PostAn unimaginable idea: When does God ignore idolatry by Jews?PunchKwara no longer needs APC, PDP – NDC gov candidate, AjiaCNN TürkDoğu Karadeniz için kuvvetli yağış uyarısı! Sel ve heyelana dikkatESPNRams' Nacua again misses practice, questionable for MNF한겨레안성 나눔장터서 트럭 돌진 사고…봉사자 2명 숨지고 5명 다쳐ColliderUniversal's Forgotten Vampire Thriller Is Officially Back From the Dead on StreamingUOLEm liminar, Justiça suspende candidatura de Deltan Dallagnol para o Senado경향신문“브로콜리는 찌고 토마토는 익혀라”…채소, 어떻게 익혀 먹느냐에 따라 달라지는 영양VarietyEd Sheeran Addresses Macklemore Controversy While on Stage at First Concert Since Rapper Dropped From Tour: ‘What is Happening in Gaza is Catastrophic and Unjustifiable’Rai NewsSerie A, Venezia-Lazio 0-2: biancocelesti in vetta con Roma e Inter. Lagunari ancora a secco
The Daily Newsstand · Free, Always
Sunday, September 20, 2026

Sénégal: la disparition de l'arbre «Faidherbia albida», un risque pour les cultures

Translate

À Diohine et dans ses environs, les agriculteurs connaissent bien le Faidherbia albida. Cet arbre joue un rôle important dans les cultures. Ses feuilles et ses résidus contribuent à enrichir le sol en matière organique, tandis que son système racinaire participe au maintien de sa fertilité. Mais alors que le parc arboré de la zone se dégrade progressivement, cet arbre emblématique du bassin arachidier se fait de plus en plus rare. Toutefois, sa disparition pourrait fragiliser davantage les terres agricoles. Un reportage de Habib Diao.

De notre envoyé spécial à Diohine,

Avec sa hauteur pouvant atteindre 15 à 25 mètres et son écorce gris jaunâtre, le Faidherbia albida, communément appelé Kad en wolof, est facilement reconnaissable au milieu des champs du bassin arachidier sénégalais.

Sa présence n’est pas seulement une question de paysage. Pour Paul Ndiaye, agriculteur à Diohine, le kad est un véritable allié des cultures : « Le kad est l'arbre le plus important dans nos champs, car malgré l'infertilité du sol, si tu as au moins cinq arbres dans ton champ, tu auras une bonne récolte, car tout ce que tu cultives au-dessous de l'arbre sera fertile. Mais l'arbre commence vraiment à se faire rare dans la zone. »

Les experts de l’Institut de recherche pour le développement (IRD) ont implanté au milieu des champs un site d’étude pour analyser les interactions entre cet arbre et les cultures. Cathy Clermont, ingénieure agronome à l’IRD, s’intéresse particulièrement aux effets du Faidherbia albida sur les sols et les cultures : « On est là sur un site qui s'appelle Faidherbia-Flux, et notre objectif, c'est justement de voir les relations de cet arbre qui est emblématique du Sénégal avec son environnement. Et beaucoup d'agriculteurs nous disent que cet arbre a des effets bénéfiques sur les cultures annuelles qui poussent à proximité. Nous avons quand même déjà des résultats qui permettent de dire : "Attention, planter du Faidherbia albida, c'est très intéressant. L'effet de l'arbre va jusqu'à une distance de 17 mètres autour du tronc." Et donc cette connaissance peut être utilisée pour mieux gérer les apports de fumier dans un contexte où il n'y en a pas beaucoup. »

À lire aussiLutte contre la désertification: «L'agroécologie est devenue l'une des solutions reconnues dans les négociations»

Conscientes des bienfaits de cet arbre pour les cultures, les populations font le maximum pour les préserver. Pour Aissatou Faye, représentante d’un mouvement féminin de Diohine, l’élagage des vieux Faidherbia pourrait contribuer à mieux préserver ces arbres. Toutefois, elle dénonce les difficultés rencontrées par les populations, notamment en raison des restrictions imposées par les agents des Eaux et Forêts :

« Les vieux kad qui ne sont pas élagués lèvent les terrasses. Le kad peut vivre des centaines d'années, mais s'il n'est pas élagué, il devient très lourd. À mon avis, ce que les agents des Eaux et Forêts devaient faire, c'est d'élaguer tous les Faidherbia qui sont trop lourds à partir du mois de mai. Si la pluie tombe, ça repousse. Mais ils ont fait en sorte que personne ne touche aux arbres. Donc tout ça, c'est le problème des Eaux et Forêts. »

Dans le bassin arachidier, la disparition progressive de cet arbre rappelle une nécessité : protéger le kad, c’est aussi protéger la terre et l'activité des agriculteurs qui en dépendent.

À lire aussiSénégal: à Diohine, la jachère permet de lutter contre la dégradation des sols

View the original on RFI

KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.