Infrastructures municipales | « On ne peut pas laisser la ville se détériorer davantage », dit Soyara Martinez Ferrada

Les partis politiques en campagne doivent mettre la pédale douce sur les nouveaux projets et s’engager à mieux financer le maintien des infrastructures existantes.
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C’est l’appel qu’ont lancé mardi matin les mairesses de Montréal et de Longueuil, en dénonçant « le mur » auquel font face les villes du Québec : de multiples infrastructures atteignent la fin de leur vie utile en même temps et l’argent manque pour les rénover.
« On ne peut pas laisser la ville se détériorer davantage », a lancé Soraya Martinez Ferrada. Le déficit d’investissement « a un impact direct sur les services aux citoyens, a un impact direct sur le sentiment de sécurité. »
La mairesse a souligné que les infrastructures de l’eau ont un besoin criant d’investissements supplémentaires. L’intervention d’urgence de cet été sur la conduite principale sous l’avenue Atwater en est la preuve, selon elle. « C’est quand même assez incroyable que la deuxième plus grande ville du Canada, Montréal, ait eu un risque réel de manque d’eau potable », a-t-elle dit. « Nous avons demandé à plus d’un million de personnes de réduire leur consommation d’eau potable pendant qu’on faisait des travaux. »
Sa collègue la mairesse de Longueuil a appelé les partis politiques provinciaux à suivre son exemple : Catherine Fournier a été réélue en novembre dernier sans promettre de nouveaux projets, mais en s’engageant à rénover l’existant.
Sans le nommer, Mme Fournier a attaqué Éric Duhaime et sa promesse d’accorder 100 $ par enfant pour des activités sportives. « À Longueuil, il y a des piscines où on ne peut même pas offrir de cours de natation parce qu’elles sont tout le temps fermées à cause de la vétusté des systèmes », a-t-elle souligné. « À quoi bon subventionner la pratique d’activités sportives pour les enfants si on n’a pas d’infrastructures pour que les enfants puissent pratiquer ces activités ? »
L’Union des municipalités du Québec (UMQ) fait valoir qu’il faudrait 50 milliards pour remettre les infrastructures municipales à niveau à travers la province.
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