Service militaire volontaire : 125 jeunes incorporés à Amay

Chemise boutonnée pour Maxence, béret sur la tête pour Léa. Pendant que les uns sont aux essayages, les autres, comme Nathan, découvrent leur nouvelle chambre. "Étonnamment, je pensais ça plus petit" témoigne-t-il. "Je suis assez surpris de la qualité du bâtiment. Maintenant, à voir avec mes camarades si on va bien s'entendre, mais je pense que oui."
C'est la rentrée pour ces jeunes volontaires. Encore quelques formalités administratives et ils passeront du statut de civil à celui de militaire. Et c'est à la caserne d'Amay que ces 125 jeunes francophones seront formés une année pour apprendre les bases du métier de militaire dans les forces terrestres.
Entre fierté et inquiétude
"Ça me donne un sentiment de fierté", confie le lieutenant-colonel Angélique Kuppens, chef de corps du 4e bataillon de génie d'Amay "mais aussi un certain sentiment de responsabilité parce que des familles nous ont confié 125 de leurs proches dont nous devons prendre soin et que nous devons amener vers la réussite."
Dernier briefing aux familles avant de rejoindre les rangs pour de bon, les jeunes sont impatients. "Pas vraiment stressé, je suis excité", confie Maxence, "c'est une envie depuis que je suis tout petit."
Les parents sont émus et inquiets. "Très stressée, vraiment très stressée" reconnaît la maman de Maxence. "C'est très dur. Mais voilà, c'est son rêve qui se réalise, donc franchement, je suis très fière de lui."
Une réserve pour soulager l'armée
En tout, la Défense a recruté 500 candidats au service militaire volontaire. Car au fil des années, les besoins ont évolué, comme le souligne le colonel Stefan Lindelauf, commandant en second de la force terrestre : "Maintenant, on se rend compte avec toutes les missions qu'on nous demande sur le territoire national qu'il y a une certaine tension qui existe. Une façon de pallier cette tension, c'est de développer une réserve territoriale propre qui nous permet de continuer à remplir toutes nos obligations. Nos obligations envers l'OTAN, mais aussi nos obligations envers nos citoyens sur le territoire belge."
Les jeunes femmes sont plus rares à se lancer dans la formation. En moyenne, elles représentent un cinquième du peloton.
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