Le Canadien doit passer de la parole aux actes
L’entraîneur-chef du Canadien de Montréal, Martin St-Louis, n’a pas voulu se dire inquiet de la récente tendance durant les matchs de son groupe, mais les joueurs cachaient très mal leur frustration après une autre défaite difficile à accepter.
Le Canadien a gaspillé une avance de deux buts lors de quatre de ses six derniers matchs. L’équipe s’en était tiré assez bien jusque-là, gagnant deux de ses trois premiers matchs dans cette situation en bris d’égalité.
La claque au visage a pincé un peu plus fort, mardi soir au Centre Bell, alors que le Canadien a finalement perdu 4-3 en prolongation contre les Sharks de San Jose.
« Nous les avons gardés loin de notre but durant deux périodes, puis, tout d’un coup, nous les laissons faire ce qu’ils veulent, a commenté l’attaquant Juraj Slafkovsky après la rencontre. Oui, ils ont de bons joueurs, mais ça ne peut pas se produire. Je ne sais pas quoi dire de plus. »
St-Louis a évoqué pour une deuxième fois en quelques jours qu’il était anormal de voir sa troupe gaspiller une avance de deux buts en troisième période, disant que le match « doit être fini » quand elle se retrouve dans cette situation.
Le défenseur Alexandre Carrier a affirmé qu’il espérait que le résultat face aux Sharks allait fournir un électrochoc suffisant pour que l’équipe chasse cette mauvaise habitude.
« Nous connaissions un bon match et ce sont plusieurs actions, je pense, qui leur donnent de l’énergie et de l’espoir, a-t-il dit. Que ce soit des revirements, des pénalités, ça leur donne confiance. »
« J’espère que ça va être une bonne claque au visage », a ajouté Carrier.
Jake Evans a commis un bête revirement sur le premier but des Sharks, mardi. Lane Hutson a trop insisté pour tenter de conserver la rondelle à la ligne bleue adverse sur la séquence qui a mené au deuxième but des visiteurs.
« Nous avons le contrôle de la rondelle en zone offensive. Vous devez comprendre la position dans laquelle vous êtes dans le match. Nous menions par deux buts », a martelé St-Louis.
Après la partie, Carrier s’est porté à la défense du gardien Jakub Dobes. Ce dernier a été puni en prolongation face aux Sharks pour avoir tenté d’acheter du temps à Alex Newhook en bloquant avec son bras gauche un rival qui passait devant le filet.
Slafkovsky comprenait aussi comment son coéquipier se sentait, lui qui avait été puni avec un peu plus de deux minutes à faire, samedi. Le Canadien avait alors écoulé cette punition, puis Cole Caufield avait joué les héros en prolongation.
« Je ne vais pas pointer quelqu’un du doigt. Nous sommes une équipe. Quelqu’un est puni, nous tentons de nous en sortir en équipe, a dit le Slovaque de 22 ans. J’ai pris une punition stupide l’autre fois et les gars sont venus à ma rescousse. Ça ne va pas toujours se passer comme ça. Nous devons aussi éliminer les mauvaises punitions de nos habitudes. »
Le Canadien jouera ses quatre prochains matchs à l’étranger, avec un premier arrêt à Chicago vendredi pour un duel contre les Blackhawks.
Les joueurs du club montréalais devront alors passer de la parole aux actes.
« Nous devons éviter les punitions et jouer de manière plus mature en troisième période. Ça fait trop souvent que cette situation se produit, que nous gaspillons des avances en troisième période à domicile. Il n’y a pas d’excuse », a conclu l’attaquant Cole Caufield.
Par ailleurs, en fin de matinée mercredi, le Canadien a annoncé avoir cédé l’attaquant Owen Beck et le défenseur David Reinbacher au Rocket de Laval.
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