L’Association canadienne des journalistes dénonce «des piques» de PSPP envers les médias
Un jour après avoir regretté des « questions inquisitoires » sur ses liens avec les États-Unis, Paul St-Pierre Plamondon s’est attiré dimanche les critiques de l’Association canadienne des journalistes (ACJ), qui s’inquiète de le voir « lancer des piques aux journalistes qui ont couvert sa campagne ».
« Rejeter la responsabilité de sa propre mauvaise communication sur les journalistes est une stratégie politique aussi vieille que le monde », a écrit le président de l’association, Brent Jolly, en réponse aux questions du Devoir.
« On pourrait penser qu’à l’approche de la fin de sa campagne, M. Plamondon [s’attacherait] davantage à s’adresser aux électeurs québécois qu’à lancer des piques aux journalistes qui ont couvert sa campagne. »
Samedi, lors d’un point de presse à Québec, le chef du Parti québécois, a affirmé qu’un article du quotidien The Gazette utilisait « une petite twist » pour décrire ses liens avec le gouvernement américain. Il a assuré ne jamais avoir planifié de rencontre avec le département d’État des États-Unis.
« C’est inexact d’affirmer que le Parti québécois a tenté de fixer une date pour une rencontre auprès du State Department des États-Unis. C’est faux. »
Lors de la même conférence de presse, il a dénoncé « une manœuvre [visant à le] coller à l’administration Trump », en réponse à ce qu’il a appelé des « questions inquisitoires ».
Plus tôt cette semaine, lors d’une table éditoriale avec Le Devoir, il a soutenu que le « système médiatique » participait à « la désinformation et la distorsion » de ses propos sur les immigrants. « Tout ça dans quel but finalement ? Générer des clics. Et générer, peut-être, quelques points de plus pour le Parti libéral puis Québec solidaire. Je trouve ça d’une tristesse infinie », avait-il dit.
« Dans une démocratie, le rôle d’un journaliste consiste à rendre compte des faits et du contexte qui leur confère une pertinence pour son public. Bien souvent, ces faits révèlent des vérités dérangeantes », a indiqué Brent Jolly dans sa déclaration écrite au Devoir.
Contactée cette fin de semaine, la Fédération professionnelle des journalistes du Québec a préféré ne pas émettre de commentaire.
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