En Europe, la moitié de la population a été exposée à des niveaux d’ozone "médiocres", "très médiocres" ou "extrêmement médiocres"

L’ozone situé dans la basse atmosphère, nocif pour la santé humaine et les écosystèmes, se forme lorsque des polluants précurseurs réagissent sous l’effet du rayonnement solaire, par exemple lors de vagues de chaleur. En 2026, ces facteurs ont été réunis dans de nombreuses régions pour entraîner des concentrations élevées d’ozone troposphérique, "affectant des milliards de personnes à travers le monde", constate le rapport "Atmosphere Watch" publié mercredi.
L’Asie apparaît comme la région la plus touchée au cours des huit premiers mois de l’année, devant l’Europe et l’Amérique du Nord. En Europe, 50% de la population a été exposée à des niveaux d’ozone "médiocres", "très médiocres" ou "extrêmement médiocres" cette année.
La première édition de l'"Atmosphere Watch" a également examiné deux autres phénomènes : les fumées des feux de forêt et la poussière des déserts. Des événements, à l’instar de l’ozone troposphérique, qui ont nui à la qualité de l’air sur divers continents.
Le rapport "Atmosphere Watch" met en évidence d’importants épisodes de transport à longue distance de panaches de fumée provenant, par exemple, des feux de forêt au Canada en 2026, certains ayant traversé l’Atlantique pour atteindre le Vieux continent, où ils ont contribué à une augmentation des concentrations de particules fines (PM2,5). Les "méga-incendies" en France, en Espagne et en Belgique ont aussi donné lieu à un transport intense de fumée, avec des répercussions sur la qualité de l’air à des centaines de kilomètres de leur lieu d’origine.
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