Vague de nouveaux élus à Québec | 20 députés péquistes à surveiller

L’élection du 5 octobre dernier apporte un vent de renouveau sur l’Assemblée nationale, qui subit un traitement choc en se renouvelant à plus du deux tiers. Voici 20 recrues péquistes à surveiller.
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Isabelle Millette, 54 ans, Papineau
Isabelle Millette a signé une victoire historique en permettant au Parti québécois d’effectuer un retour en Outaouais pour la première fois depuis Jean Alfred, il y a plus de 40 ans. À Radio-Canada, elle a promis de travailler en collaboration avec les quatre députés libéraux de la région et de devenir « la porte d’entrée à l’Assemblée nationale pour l’Outaouais ». Mme Millette a travaillé à la Chambre de commerce de Gatineau, a été conseillère en développement d’entreprises et a déjà été propriétaire du Journal des Deux Vallées, une publication indépendante qui a fermé ses portes en 2023. Fille d’agricultrice, elle a contribué au démarrage des rodéos de Saint-André-Avellin et de Gatineau.
Maxime Laporte, 37 ans, L’Assomption
Ex-président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal (SSJB) et du Mouvement Québec français (MQF), l’avocat constitutionnaliste Maxime Laporte prend le relais de l’ex-premier ministre caquiste François Legault dans la circonscription de L’Assomption. Ces dernières années, M. Laporte a milité pour l’abolition de la monarchie au Québec. Il s’est aussi montré très critique de la plus récente réforme de la Charte de la langue française, la loi 96. Pour ce militant de l’application de la loi 101 dans les cégeps, le gouvernement Legault naviguait « à l’aveugle » en matière de protection du français.
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La députée dans Rivière-du-Loup–Témiscouata–Les-Basques, Ariane Boyer
Ariane Boyer, 27 ans, Rivière-du-Loup–Témiscouata–Les-Basques
C’est un grand retour pour le PQ dans Rivière-du-Loup depuis l’élection de Jules Boucher sous les premiers gouvernements Lévesque. L’ancien fief de Mario Dumont et de la défunte Action démocratique du Québec (ADQ) ouvre ses portes à Ariane Boyer, une jeune journaliste qui travaillait pour TVA dans l’Est-du-Québec. Cette diplômée de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) en relations publiques a fait du Bas-Saint-Laurent sa région d’adoption. Survivante d’un cancer rare des os, elle fait de l’accès aux soins de santé spécialisés en région son cheval de bataille.
Dieudonné Ella Oyono, 52 ans, Les Plaines
Directeur du Service de développement économique de Montréal depuis 2024, Dieudonné Ella Oyono a adopté le Québec dès son arrivée du Gabon en 2001. À l’UQAM, où il a fait sa scolarité de doctorat, il a rencontré le professeur et ex-ministre péquiste des Finances, Nicolas Marceau, avec qui il siégera au Parlement. C’est grâce à lui qu’il a commencé à militer pour l’indépendance. À l’automne 2019, quand il a été élu président du PQ, il a dit vouloir incarner un souverainisme « rassembleur », qui ne craint pas l’immigration. « Pour [regagner le cœur] de Québec, de Montréal et du 450, il faut que notre projet […] soit un projet intergénérationnel, interrégional et interculturel », déclarait-il.
Elsie Lefebvre, 47 ans, Berthier
C’est un retour à l’Assemblée nationale pour l’ex-chroniqueuse au Journal de Montréal et à TVA, Elsie Lefebvre. Cette ancienne élue montréalaise dans la circonscription de Laurier-Dorion, de 2004 à 2007, qui a été parachutée par le PQ dans Berthier – où elle a des racines familiales – a eu plusieurs vies professionnelles depuis son premier passage en politique provinciale. Détentrice d’une maîtrise en études internationales, elle a également été conseillère municipale à Montréal de 2009 à 2017, y occupant le rôle de vice-présidente du conseil municipal et de vice-présidente de la Société de transport de Montréal (STM), entre autres. Elle était jusqu’à ce jour directrice de l’organisation de sociofinancement La Ruche dans le Grand Montréal.
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Le député dans Richmond, Bernard Sévigny
Bernard Sévigny, 64 ans, Richmond
Issu de la filière municipale, Bernard Sévigny a été maire de Sherbrooke pendant huit ans, en plus d’avoir présidé l’Union des municipalités du Québec (2016-2017). Marié à l’actuelle mairesse de Sherbrooke, l’ex-ministre fédérale libérale Marie-Claude Bibeau, il se présente comme un souverainiste convaincu pour qui, sans un référendum gagnant, il y a une « véritable menace pour la nation québécoise ». De 1989 à 1999, M. Sévigny a été journaliste pour TVA. Il a plus récemment cumulé différents mandats gouvernementaux sous François Legault, notamment la coordination du comité consultatif sur la réalité policière.
Camille Forget-Pellerin, 43 ans, Iberville
Camille Forget-Pellerin est demeurée près du Parti québécois après avoir été candidate défaite dans Hull, aux élections de 2022. Elle a occupé la présidence de la commission politique de la formation politique de 2022 à 2025. Cette physiothérapeute de formation a également été porte-parole péquiste en matière de santé, d’aînés et de la famille. Elle a d’ailleurs contribué à l’élaboration de la plateforme santé du PQ qui mise sur la prévention et un meilleur accès aux CLSC. Elle a déménagé à Montréal, si bien qu’elle a été élue dans la circonscription d’Iberville, en 2026.
Guy Lapointe Jr, 53 ans, Verchères
Visage médiatique pendant de nombreuses années pour la Sûreté du Québec (SQ), Guy Lapointe Jr, fils de l’ex-défenseur du Canadien de Montréal, Guy Lapointe, a été présenté dès son investiture comme un profil « ministrable » par le chef péquiste Paul St-Pierre Plamondon. Policier de carrière, il était jusqu’à récemment chef des communications au cabinet du directeur du Service de sécurité incendie de Montréal. En matière de sécurité publique, M. Lapointe a salué le travail effectué par le ministre sortant à la Sécurité intérieure, Ian Lafrenière, qui a rendu illégal de porter tout vêtement arborant des « patchs », soit l’effigie d’organisations criminelles. Mais selon lui, « il faut aller beaucoup plus loin », selon ce que rapportait Québecor.
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La députée dans Groulx, Marie-Claude Sarrazin
Marie-Claude Sarrazin, 51 ans, Groulx
Le PQ a réussi un coup de filet en recrutant cette ex-procureure de la Commission d’enquête sur la modernisation des systèmes informatiques de la SAAQ – dite commission Gallant – sur le fiasco SAAQclic. Marie-Claude Sarrazin a été mise à l’avant-scène pendant la campagne électorale, notamment pour dénoncer les ratés du virage informatique de Santé Québec. Associée directrice au cabinet Sarrazin+Plourde, elle cumule près de 25 ans d’expérience en matière de litige disciplinaire, civil et commercial. Elle connaît aussi bien « les systèmes d’appels d’offres publics et de réclamations reliées à des projets de construction ». Fait à noter, son associé, Nicolas Plourde, a été élu sous la bannière du Parti libéral du Québec dans Anjou–Louis-Riel.
Alain Therrien, 60 ans, Sanguinet
Économiste de formation, Alain Therrien dit avoir constaté lors de son séjour comme député bloquiste à Ottawa, de 2019 à 2025, que « ce pays », le Canada, « n’est pas le nôtre ». De retour à Québec dans Sanguinet, la circonscription de l’ex-première ministre caquiste Christine Fréchette, qu’il a lui-même déjà représenté de 2012 à 2018, M. Therrien veut mener à terme la cause de l’indépendance du Québec. Par le passé, il a été chargé de cours au cégep, ainsi qu’à l’UQAM et à HEC Montréal. Sous le gouvernement de Pauline Marois, il a occupé les fonctions d’adjoint parlementaire au ministre des Relations internationales, puis auprès du ministre des Finances.
Anne Nguyen, 43 ans, Prévost
Cette spécialiste de l’intelligence artificielle (IA) aura un rôle important à jouer dans l’équipe de Paul St-Pierre Plamondon, qui s’est engagé à créer un comité d’experts et d’encadrement de l’IA. Anne Nguyen est diplômée en analyse d’affaires de l’Université Harvard. Elle occupait les fonctions de directrice responsable de l’IA au Conseil de l’innovation du Québec. « Anne Nguyen est bien placée pour savoir à quel point il est important de travailler à atteindre la souveraineté numérique du Québec […] à l’heure où toutes les sociétés sont appelées à connaître d’importantes transformations technologiques », affirme d’ailleurs le PQ.
Nicolas Girard, 54 ans, Repentigny
C’est un retour en politique pour cet ex-député péquiste de la circonscription de Gouin à Montréal, de 2004 à 2012, qui avait préalablement débuté sa carrière comme attaché de presse pour plusieurs ministres péquistes de 1998 à 2003. Ex-PDG de l’Agence métropolitaine de transport, de sa défaite électorale en 2012 jusqu’en 2015, puis directeur exécutif à la Société de transport de Laval et ensuite directeur général du Réseau de transport de la Capitale (RTC), depuis 2022, on lui a promis un « rôle important » au sein du gouvernement. Pour lui, le problème de mobilité dans la grande région de Montréal est avant tout un manque de « volonté politique ».
Élodie Murphy-Gauthier, 39 ans, Laviolette–Saint-Maurice
Cette médecin de famille de l’Hôpital du Centre-de-la-Mauricie à Shawinigan s’est impliquée à l’Association des médecins pour le régime public et à l’Association québécoise des médecins pour l’environnement. Lors de la campagne électorale, elle a endossé l’abolition de Santé Québec, l’un des engagements de son chef. « On s’est éloigné du terrain et on ne voit pas les résultats », a-t-elle déclaré à L’Hebdo du St-Maurice. En 2018, dans un reportage de Radio-Canada, elle se décrivait comme une « pressée » de l’indépendance et déplorait que le chef de l’époque, Jean-François Lisée, ait pris la décision de ne pas promettre un référendum sur la souveraineté dans un premier mandat.
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Le député dans Pointe-aux-Trembles, Stéphane Paquet
Stéphane Paquet, 55 ans, Pointe-aux-Trembles
Cet ex-PDG de Montréal International fait partie de l’équipe économique de Paul St-Pierre Plamondon. Il a participé à la présentation du cadre financier du parti aux côtés de l’ex-ministre des Finances, Nicolas Marceau. En pleine campagne électorale, l’ancien ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon, a contredit sa version selon laquelle il l’aurait mis en garde contre Northvolt, à l’époque où il était à la tête de Montréal International. Ses positions passées favorables à l’augmentation de l’immigration ont également refait surface. Ex-journaliste, Stéphane Paquet a également occupé les fonctions de délégué général du Québec à Londres de 2012 à 2014. Il devient le deuxième élu du PQ à Montréal avec Paul St-Pierre Plamondon.
Linda Vaillant, 61 ans, Deux-Montagnes
Administratrice et pharmacienne, Linda Vaillant roule sa bosse depuis longtemps dans le réseau de la santé. Elle a occupé le poste de directrice générale de l’Association des pharmaciens des établissements de santé du Québec de 2005 à 2026. Détentrice d’une maîtrise en administration des affaires de HEC Montréal, elle a aussi dirigé le département de pharmacie de l’Institut de cardiologie de Montréal. Son style de gestion : « Un coach n’est pas mou. Je dois atteindre mes objectifs d’efficacité », expliquait-elle à cette époque, en soulignant qu’elle favorisait une approche décentralisée. Elle s’est engagée durant la campagne à améliorer l’accès aux soins de santé et à lutter contre la surprescription.
Sébastien d’Astous, 58 ans, Abitibi-Ouest
Cette fois-ci était la bonne pour Sébastien d’Astous, qui a été maire d’Amos pendant 11 ans : l’homme politique avait tenté sans succès d’être élu député provincial pour l’Action démocratique du Québec (ADQ) en 2008, puis pour la Coalition avenir Québec (CAQ) en 2012. Sa victoire a ramené la circonscription dans le giron du Parti québécois. Le siège a été occupé pendant 42 ans par l’ex-député François Gendron. Au municipal, M. D’Astous avait dénoncé l’état lamentable des infrastructures publiques et réclamait davantage de financement du gouvernement du Québec. Il s’est aussi fait connaître comme participant à l’émission de téléréalité Survivor Québec.
Isabelle Blais, 51 ans, Maskinongé
Vous connaissez sans doute Isabelle Blais, une candidate vedette du Parti québécois. L’actrice et autrice-compositrice-interprète a joué dans plus d’une soixantaine de productions au théâtre, à la télévision et au cinéma, dont Un crabe dans la tête, Québec-Montréal et Les invasions barbares, entre autres. Mais vous ne saviez peut-être pas qu’elle était une militante indépendantiste engagée. Si elle s’est investie en politique, c’est parce que « le Québec connaîtra un moment historique dans un horizon proche ».
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Le député dans Marie-Victorin, Nicolas Marceau
Nicolas Marceau, 62 ans, Marie-Victorin
C’est un retour en politique pour l’ex-ministre des Finances du gouvernement Marois, Nicolas Marceau, qui a représenté Rousseau à l’Assemblée nationale de 2009 à 2018. Récemment, M. Marceau a cosigné un rapport fortement médiatisé sur l’avenir des finances publiques des municipalités et sur l’entretien de leurs infrastructures. Durant la campagne électorale, c’est ce professeur d’économie qui a présenté le cadre financier du Parti québécois, au lieu du chef Paul St-Pierre Plamondon. Il fait d’ailleurs partie de l’équipe économique de la formation politique.
Natalie Bisaillon, 48 ans, Marie-Lacoste-Gérin-Lajoie
Ex-directrice générale et cheffe des relations avec la clientèle chez Desjardins Gestion internationale d’actifs, Natalie Bisaillon est une autre membre du caucus économique du PQ. Elle était responsable de la croissance de plus de 120 milliards de dollars d’actifs. Elle a également occupé plusieurs postes de direction au sein d’Intact et a été gestionnaire de portefeuille à la Caisse de dépôt et placement du Québec. Dans le média local L’Express de Drummondville, elle s’est engagée à simplifier la vie des organismes communautaires et des agriculteurs en éliminant la complexité bureaucratique.
Nadine Le Gal, 55 ans, Blainville
Avocate, Nadine Le Gal était jusqu’à tout récemment directrice générale du Cégep de Saint-Jérôme. Fait intéressant, sa biographie sur le site du Parti québécois précise qu’elle est récipiendaire de la Médaille du couronnement du roi Charles III pour ses contributions bénévoles. La radio locale CIME -103,9 rapportait que l’un de ses engagements de campagne était de convoquer les ministères concernés, la Ville de Blainville et la MRC Thérèse-de-Blainville pour faire la lumière sur le dossier de l’entreprise Stablex, qui a pu, grâce à une loi spéciale, agrandir son dépotoir de déchets dangereux.
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