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Wednesday, October 14, 2026

Le PCQ va «défendre le droit de poser des questions» sans «remettre en cause la science»

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La leader parlementaire des troupes conservatrices, Maïté Blanchette Vézina, a précisé mercredi, en réplique à un article du Devoir, que son parti va «défendre le droit de poser des questions, de débattre et d’exercer son jugement critique » sans, pour autant, « remettre en cause la science ».

Dans une entrevue accordée au quotidien de la rue Berri, la nouvelle députée élue de La Peltrie affirmait qu’« on peut débattre de tout » en réponse à la question : « est-ce que, dans le caucus conservateur, le minimum est que quand la science parle, on s’y fie dans nos prises de position ? »

« Savoir débattre, c’est aussi remettre en question, parfois, certaines idées qui sont véhiculées », avait ajouté la cheffe parlementaire du Parti conservateur du Québec. « Je ne dis pas qu’il faut complètement sortir du moule, avait-elle nuancé, mais moi, je trouve ça sain que les gens se posent des questions. »

Mercredi, dans une déclaration sur ses réseaux sociaux, elle affirme n’avoir « jamais remis en question le consensus scientifique ni affirmé vouloir le faire ».

« La science repose sur une démarche rigoureuse, fondée sur les faits, les données probantes et la confrontation des hypothèses, a-t-elle ajouté dans sa publication diffusée sur les réseaux sociaux. Le débat fait partie de cette démarche, mais cela ne signifie pas que toutes les affirmations se valent ou que les consensus scientifiques doivent être ignorés. »

« Marie-Josée, elle a sa place, puis les autres aussi »

Au cours de la campagne électorale, plusieurs controverses ont émergé des rangs conservateurs autour de propos passés partagés par certains candidats et candidates. Une d’entre eux, la députée élue de Montmorency, Marie-Josée Hélie, a notamment assimilé la vaccination obligatoire à un plan « génocidaire » et écrit, dans un article paru en 2023 sur la plateforme numérique Libre média, que « l’interprétation “scientifique” règne en maître » en citant, à titre d’exemple, les rapports du Groupe d’experts sur l’évolution du climat (GIEC).

Ces rapports sont l’œuvre de milliers de scientifiques bénévoles répartis à l’international et leurs travaux sur le réchauffement climatique et le rôle de l’industrie humaine sur son accélération font largement consensus.

Au cours de la campagne, les journalistes ont talonné le chef conservateur, Éric Duhaime, à propos des polémiques issus de son équipe, sans que ce dernier condamne à aucun moment les propos rapportés par différents médias.

Aux côtés du leader de droite, le 7 septembre dernier, dans le cadre d’une annonce sur la protection des travailleurs et des travailleuses, Marie-Josée Hélie s’était dite « très fière » de poser des questions « même quand ça dérange ».

Au cours de l’entrevue avec Le Devoir, Maïté Blanchette Vézina a aussi défendu la députée élue de Montmorency à l’Assemblée nationale.

« Marie-Josée, elle a sa place, puis les autres aussi, avait-elle souligné. Remettre en question l’ordre établi, moi, je ne trouve pas ça mauvais. C’est important parce que chacun arrive avec son parcours de vie, sa façon de voir les choses. Je pense que c’est pourquoi les citoyens nous ont fait confiance, parce qu’on n’est pas non plus comme les autres. »

L’entrevue de la cheffe parlementaire au Devoir a fait réagir au sein de Québec solidaire. Son co-porte-parole masculin, Sol Zanetti, a indiqué que les politiciens doivent « avoir l’humilité de regarder qu’est-ce qui est dans notre sphère d’expertise et qu’est-ce qui ne l’est pas ».

« Quand il s’agit de dire : “qu’est-ce qui se passe avec les changements climatiques”, il faut écouter les spécialistes du climat et les consensus scientifiques là-dessus. »

View the original on Le Devoir →

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