Piratage du site des impôts : les signalements individuels ont débuté, comment savoir si vous êtes concernés
Près de 678 000 particuliers et professionnels sont concernés par l’intrusion informatique qui a frappé la Direction générale des Finances publiques (DGFiP) entre fin juin et fin juillet 2026.
Suis-je concerné par la fuite de données du site des impôts ?
C’est la question qu’une bonne partie des Français se pose depuis le 12 août 2026. Ce jour-là, un hacker se faisant appeler ZeroBytes revendique une intrusion dans le système d’information de la Direction générale des Finances publiques (DGFiP).
Le ministère de l’Économie et des Finances confirme l’incident dès le lendemain : l’intrusion, survenue fin juin 2026, a permis la consultation et l’extraction de données concernant des particuliers et des professionnels.
Selon les premiers éléments transmis par Bercy, cette intrusion a été rendue possible par l’usurpation des identifiants de connexion d’un agent de la DGFiP, un mode opératoire déjà observé en février dernier lors du piratage du fichier FICOBA (fichier des comptes bancaires et assimilés).
Il rappelle aussi, sans être rigoureusement identique, la compromission de boîtes mail professionnelles qui avait permis l’accès aux fichiers TAJ (traitement des antécédents judiciaires) du ministère de l’Intérieur en décembre 2025.

Qui est concerné, et pour quelles données
Selon les estimations de l’administration fiscale, le piratage touche environ 678 000 particuliers et entreprises. Pour les particuliers, les données dérobées comprennent notamment noms et prénoms, quotient familial, revenu fiscal de référence et taux de prélèvement à la source.
Pour savoir si vous êtes concerné, pas besoin de faire vous-même les démarches : la DGFiP a annoncé qu’elle prendrait directement contact, à compter du 17 août 2026, avec chacun des particuliers et professionnels touchés, afin de les informer des données les concernant et, le cas échéant, des mesures de vigilance à adopter.
Les risques pour les personnes concernées
Si, prises isolément, ces données paraissent anodines, elles gagnent en dangerosité une fois recoupées avec d’autres fuites déjà en circulation, bancaires, cadastrales ou issues de précédents piratages. Ce croisement permet aux fraudeurs de bâtir des profils détaillés sur leurs cibles, rendant les tentatives de phishing ou d’usurpation d’identité plus crédibles, notamment via de faux messages se faisant passer pour la DGFiP.
Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour « extraction frauduleuse de données » et « association de malfaiteurs ». Sébastien Lecornu doit présider ce lundi après-midi une cellule interministérielle de crise, et demander un audit sur la sécurisation des systèmes informatiques de la DGFiP.
Toute l'actu tech en un clin d'œil
Ajoutez Numerama à votre écran d'accueil et restez connectés au futur !
KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.