Trump reconnaît la défaite sur un ton conciliant mais n’en prend pas la responsabilité

"Je ne considère pas que c’était dirigé contre moi", a-t-il dit sur Fox News. "Je n’aime pas le voir comme une défaite pour moi".
"Ce n’est qu’un moment dans le temps. C’est comme ça. Il y avait quelque chose dans l’air et si vous regardez bien, je n’ai pas à me sentir coupable", a ajouté Donald Trump, comme détaché, face à ce cinglant désaveu.
"Je n’étais pas sur le bulletin et si je l’avais été, nous aurions LARGEMENT gagné", a par ailleurs écrit le milliardaire de 80 ans sur sa plateforme Truth Social, après avoir pourtant appelé pendant la campagne ses partisans à se mobiliser comme s’il se présentait lui-même.
Le président "n’était pas sur les bulletins et il est prouvé que les électeurs de Trump vont voter quand il est sur le bulletin", a insisté auprès de l’AFP un responsable de la Maison Blanche, jugeant aussi que la "qualité" des candidats républicains laissait à désirer.
"Le président Trump a mieux fait campagne que bien des candidats eux-mêmes", a-t-il jugé, en référence aux très nombreux meetings et déplacements de Donald Trump ces dernières semaines.
Le président américain a pourtant piloté lui-même la sélection des candidats de son camp.
Après ces succès démocrates, Donald Trump sera certainement visé par de nombreuses enquêtes lancées par la Chambre des représentants.
Avec la bascule du Sénat, il perd en grande partie son pouvoir de nomination, en particulier en cas de vacance à la Cour suprême, puissante institution dont les neuf juges sont nommés à vie.
Il conserve toutefois une importante marge de manœuvre diplomatique et militaire.
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