"Le ministre Clarinval doit revoir sa copie" : les syndicats s'opposent à la réforme sur le suivi de la santé au travail

Dans le cadre de la concertation sociale, ils souhaitent élaborer une proposition de leur cru, en concertation avec les services de prévention et le groupe des médecins du travail et des infirmiers. Le ministre de l'Emploi, David Clarinval, prépare une réforme du suivi de la santé des travailleurs par les services de prévention.
Le projet de loi est actuellement soumis pour avis au Conseil supérieur pour la prévention et la protection au travail. Le projet prévoit notamment de limiter le rôle du médecin du travail à un contact lors de l'embauche, les contacts suivants étant assurés uniquement par une infirmière.
Selon les syndicats, les tâches seraient ainsi transférées à du personnel "sans formation suffisante ni compétences spécifiques". Ils estiment également que ce transfert soulève des questions juridiques en matière de responsabilité. Pour ces organisations, cette mesure est "néfaste" au bon suivi de la santé des travailleurs, mais aussi pour la connaissance qu'a le médecin du travail du travailleur et de son lieu de travail: la plupart des travailleurs ne rencontreront plus de médecin du travail, redoutent les syndicats.
Les autres critiques portent sur la réduction des contacts en personne et le recours accru aux questionnaires et aux téléconsultations. Le rôle des services internes de prévention, qui disposent eux-mêmes d'un médecin du travail, est également restreint.
Au vu de toutes ces critiques et des nombreuses interrogations, les syndicats estiment qu'il est impossible que la réforme entre en vigueur le 1er janvier 2027. Selon eux, le ministre Clarinval doit revoir sa copie.
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