Crue dévastatrice au Népal : les secours recherchent les disparus

"Le gouvernement a pris toutes les mesures nécessaires pour rétablir une vie normale dans les zones sinistrées et remettre en service les infrastructures touchées", a assuré le Premier ministre Balendra Shah sur les réseaux sociaux.
Cette crue survient alors que le Népal se remet lentement de la catastrophe du 26 août, lorsqu’une immense vague causée par l’effondrement d’un glacier et du pan d’une montagne a déferlé dans la vallée de la rivière Trishuli, emportant tout sur son passage. Le désastre a fait plus de 1400 morts et plus de 5000 disparus, selon le dernier décompte officiel.
Les inondations et les glissements de terrain sont fréquents au Népal et en Asie du Sud, notamment pendant la mousson d’été (juin-septembre). Au moins 21 personnes en sont mortes en septembre, selon les autorités népalaises. Les scientifiques estiment que la fréquence et la violence de ces épisodes, comme celui du 26 août, sont aggravées par le changement climatique, qui accélère la fonte des glaciers et déstabilise fortement la géologie de toute la chaîne de l’Himalaya.
"La récurrence de ces désastres est inquiétante […] elle montre la nécessité de revoir nos systèmes d’alerte basés sur le seul niveau des rivières", a averti Basanta Raj Adhikari, le directeur du centre d’études sur les désastres de l’université Tribhuvan à Katmandou.
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