Ses enfants, sa carrière chez RTL, la chirurgie esthétique, le yoga, la ménopause... Sandrine Dans se livre à coeur ouvert à l’occasion de ses 50 ans

Que représente pour vous ce cap des 50 ans ?
Evidemment, le chiffre fait quelque chose. Dans notre société, en plus pour une femme, même si les mentalités ont beaucoup changé, ça reste quelque chose de particulier. A 50 ans, vous vous dites que vous avez vécu plus que ce que vous pourrez encore vivre. Mais c’est avant tout une étape, en tout cas pour moi : vos enfants sont grands, professionnellement, vous avez déjà fait un bout de chemin. Vous savez ce que vous voulez et ce que vous ne voulez plus. Vous êtes aussi libérée de certaines choses, notamment du regard des autres. Je redoutais davantage ce cap il y a quelques années et maintenant que c’est franchi, ça va. A 50 ans, vous n’avez plus autant besoin de faire vos preuves. C’est plus une libération qu’autre chose.
On a l’impression que vous n’avez jamais été aussi épanouie. Vous n’hésitez pas à évoquer la ménopause comme un « second printemps » pour la femme !
L’approche de la cinquantaine, pour une femme, c’est aussi une période où elle est en phase de périménopause ou de ménopause. Ça reste très tabou dans notre culture. Et j’ai découvert que dans la médecine chinoise, cette phase de la vie d’une femme est appelée le « second printemps ». Je trouve ça génial. Vous êtes libérée de plein de contraintes hormonales, même si vous en récupérez d’autres ! C’est donc l’occasion de revivre un printemps. C’est une nouvelle floraison. C’est une belle image. La ménopause, ce n’est pas la fin de quelque chose, c’est le début d’autre chose.
Sur Instagram, vous avez d’ailleurs des partenariats avec des marques de compléments alimentaires pour la ménopause. Vous assumez !
C’est mignon parce que l’agence qui m’a contactée a vraiment pris des pincettes. Ils avaient peur de me proposer ce partenariat, que ça me vexe. Et j’ai dit : « Mais pas du tout ! » D’abord, j’ai essayé ces compléments alimentaires et j’ai eu de vrais résultats. Je me suis dit : « Waouh, super ! » En plus c’est naturel. Je ne vais pas m’associer à un produit auquel je ne crois pas. Et si ça peut libérer certaines femmes qui n’osent pas en parler, qui se posent des questions, c’est encore mieux.
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Pour notre shooting photo, vous affichez une forme physique et une souplesse assez impressionnantes. Votre philosophie, c’est l’harmonie entre le corps et l’esprit.
On est dans une société qui instaure plutôt une dualité entre les deux. C’est soit l’intellect, l’esprit, soit le corps. Moi, ce que j’aime, c’est allier les deux. C’est votre corps qui fait que vous restez en bonne santé. Vous devez l’entretenir, mais le faire avec votre cerveau et avec votre âme. Le corps, c’est la maison. Quand on a compris ça, l’entretenir, le respecter, ça ne devient pas une contrainte ou une obligation. Vous devez en prendre soin, au même titre que vous prenez soin de votre santé mentale.
Comment faites-vous pour garder cette forme ?
J’ai eu la chance de commencer très jeune la danse classique, à l’âge de 4 ans. J’en ai fait énormément, au conservatoire notamment. J’ai levé le pied quand j’ai eu mes enfants, lorsqu’ils étaient petits. Mais j’ai toujours continué à faire du sport. Si je ne fais plus de danse classique depuis plusieurs années, je fais beaucoup de step. Je continue à danser un peu avec ma fille. Je fais aussi du stretching et beaucoup de Pilates.
Vous donnez même des cours !
Je me suis formée en step et je donne maintenant des cours de Pilates chez Charlotte Studio, à Wezembeek-Oppem. Des cours de renforcement abdos-fessiers et de stretching. Ce que j’aime, c’est transmettre. Parfois, des jeunes femmes de 30 ans viennent me voir en disant : « Oh, waouh, j’aimerais bien avoir votre forme physique quand j’aurai votre âge ! » Et je leur dis : « C’est possible ! » Mais le plus important, c’est de trouver le sport qu’on a envie de pratiquer. Prendre du plaisir à se faire du bien. Mon message, c’est qu’il n’y a pas d’âge pour se sentir bien dans son corps.

Quel est votre rapport à la féminité avec l’âge qui avance ?
En ce qui me concerne, je m’en fiche de ce qu’on pense de moi. Bien sûr, je me rends compte que j’ai beaucoup de chance d’avoir un corps qui est en très bonne santé et de pouvoir manger ce que je veux. Mais j’adore enseigner aux femmes, les remettre en contact avec leur corps, leur dire que, peu importe l’âge, il peut de toute façon être changé, modifié, petit pas par petit pas.
Vous ne vous dites jamais que vous devez apparaître d’une certaine façon, notamment parce que vous faites un métier d’image ?
Non ! En rentrant dans ce métier, j’avais deux options. Soit me rendre malade à l’idée de me dire que je dois contrôler tout le temps mon image, plaire à tout le monde, ce qui est impossible, et me demander comment ça va se passer au fil des années. Soit me dire : « En fait, je prends tout ce qu’il y a au moment présent, je reste comme je suis et on verra bien. »
Les mentalités ont aussi évolué à la télé. Il y a trente ans, une animatrice était souvent mise au placard une fois la quarantaine.
Je pense qu’il y a plein de choses qui ont changé. D’abord, la population vieillit. Donc le public qui nous suivait à nos débuts est toujours là. Surtout celui qui regarde la télévision. Il est attaché à nous. Et puis, il y a votre expertise. C’est bien beau d’aller prendre une petite jeune qui a probablement des talents, qui est très mignonne. Et tant mieux, il en faut ! Mais en termes d’expertise, quand vous avez trente ans d’expérience, ça compte. Aujourd’hui, en télé, on cherche davantage des personnalités qui ont quelque chose à raconter et qui amènent un vrai plus, au-delà de l’âge et de l’apparence physique. Il était temps !
Et la chirurgie esthétique, vous pourriez un jour y avoir recours ?
Je n’y ai jamais pensé. Et j’ai trop peur que ce soit raté. Quand ce n’est pas réussi, on ne voit plus que ça ! Et puis, je trouve que ça change votre personnalité. Je n’ai pas envie.

De façon plus globale, quel est votre plus bel accomplissement dans votre vie de femme ?
Je pourrais dire mon rôle d’épouse, mais je pense, et mon mari ne m’en voudra pas si je dis ça, que c’est le rôle de maman. J’ai toujours rêvé d’être maman. J’ai eu la chance d’avoir une fille et un garçon. Et ils sont ma plus grande fierté. Je ne crois pas que je sois une maman parfaite. Personne ne l’est, parce qu’il n’y a pas de mode d’emploi. Mais j’ai fait du mieux que j’ai pu. Et en plus, je leur ai transmis cet amour du sport.
Vos enfants ont 22 et 19 ans. Comment appréhendez-vous la période où ils quitteront le nid ?
J’ai déjà eu ça quand mon aînée est partie étudier au Canada un an. A ce moment-là, mon fils était aussi beaucoup chez les copains. Donc je pense que le plus dur est passé. Je n’appréhende pas ce syndrome du nid vide. En fait, j’ai envie qu’ils soient heureux, qu’ils prennent leur envol. Même si aucun des deux n’est encore prêt à quitter la maison.
Malgré votre super forme, il y a des choses que vous ne savez plus faire ?
Bien sûr ! Plein de choses, comme faire la java jusqu’à 3 heures du matin et pouvoir me lever à 7 heures. Je ne peux plus faire ça, sinon je le paie pendant une semaine !
Votre maman est décédée il y a huit ans, votre papa, l’année dernière. Quand on arrive à 50 ans et que nos parents ne sont plus là, on se rend compte qu’on est désormais la génération suivante, qu’il n’y a plus personne au-dessus de vous ?
Forcément. Je suis l’aînée, en plus. Quand mon papa est parti et qu’on s’est vraiment retrouvés orphelins, je me suis dit : « C’est moi qui suis au-dessus de la pyramide. » Et ça, c’était assez vertigineux. J’ai eu, pendant un jour, un énorme choc. C’était vraiment une espèce de vertige intérieur. Et là, de nouveau, je me suis dit que j’avais deux options. Soit je vis avec ce vertige en me disant : « Dans la théorie, c’est moi la prochaine. » Soit je me dis ce que j’ai toujours fait : carpe diem ! On ne sait pas de quoi demain sera fait. Donc vivons notre journée comme si c’était la dernière.
Une carrière à la télévision qu’elle n’avait pas imaginée
Depuis « Signe de vie » à la fin des années 90 jusqu’à « Ma mère, ton père », en passant par « L’amour est dans le pré » et la radio, Sandrine Dans marque l’histoire de RTL depuis plus de 25 ans. Et pourtant, la télé ne faisait pas partie de ses plans. Elle voulait d’abord être médecin, puis a entrepris des études de kiné. C’est sa participation un peu par hasard à Miss Belgique qui lui a ouvert les portes de RTL et bouleversé sa vie. Et elle ne le regrette pas. « Si c’était à refaire, je referais pareil. Même si j’aurais adoré être kiné, travailler en pré et postnatal avec les mamans et les bébés. » Il lui a aussi fallu vaincre… sa timidité. « Petite, j’étais d’une timidité maladive. Vous veniez m’adresser la parole, je devenais toute rouge. Ma hantise, c’était qu’on m’interroge en classe devant tout le monde. Cette timidité m’a poursuivie longtemps. L’assurance que j’ai aujourd’hui, il y a dix ou quinze ans, je ne l’avais pas encore ! »
Pour les cours de Pilates chez Charlotte Studio : www.charlottestudio.be.
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