En balade sur les traces d’Hergé pour découvrir que ses personnages imaginaires parlaient bruxellois

Ce qu’on sait peut-être moins, c’est que Bruxelles a aussi influencé de façon plus discrète les langages imaginaires et les noms propres inventés par Hergé. "Le deuxième aspect de la "bruxellitude" dans les albums de Tintin, c’est la langue bruxelloise. Hergé ne parlait pas le bruxellois flamand. Mais sa mère le parlait avec sa mère à elle. Et gamin, il a entendu ce patois. Et c’est ça qui lui a permis de partir de cette base linguistique pour ses créations linguistiques" Hergé en a usé et abusé pour créer les langues syldave ou arumbaya. Mais il s’est aussi fait plaisir dans les noms propres. Vous avez peut-être vu passer dans l’Or noir, le cheikh Bab El Ehr (babbeleir, bavard) ? Ou, dans Vol 714 pour Sydney, un certain Mik Ezdanitoff (ès da ni tof, n’est-ce pas chouette) ?
Bref si la ville de Bruxelles regorge de références à Tintin, involontaires, qui ont inspiré Hergé pour ses décors, ou volontaires, qui prennent la forme de nombreux dessins ou plaques de rue, les écrits de ses phylactères réservent aussi pas mal de surprises. N’hésitez pas à vous replonger dans vos lectures avec une attention particulière pour les langages imaginaires. Vous pourriez en réalité très bien comprendre le syldave (à condition toutefois d’avoir l’oreille bien rompue à l’accent chantant des Marolles).
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