Les prix du gaz explosent, avec un risque pour votre facture cet hiver : « Tout est lié à la situation géopolitique »

En cette grosse période d’incertitude, Laurent Jacquet nous donne les précieux conseils de la Creg.
« Les ménages disposant d’un contrat d’énergie à prix fixe en cours ne doivent rien faire. Ils ne subiront pas, pendant la durée de leur contrat, les éventuelles hausses de prix de la période à venir. Cela concerne près de 30 % de l’ensemble des ménages. » Un nombre en augmentation.
« Les ménages disposant d’un contrat à tarif variable en cours ont également tout intérêt à le laisser courir vu l’augmentation du prix de ces contrats ces derniers mois », poursuit M. Jacquet. « Point important : en première étape, ils doivent d’abord comparer leur contrat en cours avec l’offre actuelle : cela peut se faire facilement via www.CREGScan.be. S’ils souhaitent tout de même modifier leur contrat actuel, ils doivent en 2e étape, veiller à ne pas perdre la réduction dont ils pourraient éventuellement bénéficier. La réduction éventuellement perdue peut rapidement s’élever à plusieurs centaines d’euros. Depuis le 1er octobre 2026, ce problème de réduction conditionnelle ne se pose plus pour les nouveaux contrats en raison d’une modification de la loi, mais les contrats conclus auparavant peuvent encore comporter des réductions conditionnelles liées à la durée du contrat. »
Contrats fixes moins chers
« Les consommateurs qui souhaitent éviter d’éventuelles hausses de prix supplémentaires peuvent opter pour la sécurité en choisissant un produit à prix fixe. L’écart entre les prix fixes et variables est tombé à environ 10 %, son niveau le plus bas depuis quatre ans. Auparavant, les produits à prix fixes étaient jusqu’à 30 à 35 % plus chers que ceux à prix variables », ajoute Laurent Jacquet. Attention, cependant : « Si les prix venaient à baisser à nouveau, les consommateurs ayant opté pour des prix fixes n’en bénéficieraient pas automatiquement, contrairement à ceux ayant choisi des prix variables. »
« Il s’agit de faire une analyse de sang-froid, avec le Cregscan », conclut M. Jacquet. « Si on a un bon contrat, il ne faut pas changer. Sinon, il faut changer avant fin octobre. »
KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.